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[1287] My home is your home. ⊰ Ft Siobhan

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PETIT CHAT ∞ Meow

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MessageSujet: Re: [1287] My home is your home. ⊰ Ft Siobhan Jeu 9 Juil - 0:34

My home is your home
Kieran & Siobhan
Je le savais. Du moins, je m’en doutais. S’il préférait que je ne change pas de bord c’était par pure fierté masculine. C’est vrai que ça doit être un peu frustrant de se dire que la dernière personne avec qui on a eu une relation vire de bord juste après. Je suppose qu’on doit se remettre en question par la suite au point de se demander si on l’a dégouté d’être hétéro. Je peux comprendre son point de vue même si à l’heure actuelle je trouve ça plus amusant qu’autre chose. Kieran avait effectivement été mon dernier amant, comme il le dit. Même si je ne vois pas trop les choses de la même façon. A mon sens, un amant, c’est quelqu’un de régulier non ? Or, ce n’est arrivé qu’une seule fois. Je dirais plutôt que c’était une histoire d’une nuit non ? Enfin je n’en sais rien, je suis nulle en ce qui concerne les relations alors bon… Il a peut-être raison en fait et je réfléchis pour rien.

Bref, par la suite, je voulais lui faire plaisir en le laissant toucher mon ventre. Mais en voyant son émotion, je me suis dit qu’il voulait peut-être mieux voir mon ventre ? C’est ainsi que je me retrouve à moitié nue devant lui, à ma propre initiative. Je ne suis pourtant pas du genre exhibitionniste, pourtant je n’avais pas réfléchi très longtemps à cette alternative. Son émotion m’avait touchée, je voulais réellement lui faire plaisir. Je dois dire aussi que je ne me sens pas dans mon état normal ce soir. Jamais de la vie, en temps normal, je ne me serais ainsi dévêtue devant un homme. Surtout un homme avec qui j’ai déjà couché par le passé. Ce serait vraiment trop tentant… Mais non, je n’avais absolument pas pensé à tout ça sur le moment. Tout ce qui m’importait c’était de lui montrer le mieux possible ce petit être qui grandissait en moi. Peu importe le reste, j’étais tellement fière de pouvoir lui montrer que je n’avais pensé à rien d’autre. Omettant le fait qu’il était un homme et que s’exhiber ainsi devant lui pourrait faire déraper les choses. J’étais peut-être un peu trop innocente ou naïve sur le coup, je ne sais pas. Je jouais avec le feu sans réellement m’en rendre compte. Enfin jusqu’à un certain point.

Pourtant j’étais tellement fière de lui montrer mon ventre parce que je savais que ça lui ferait plaisir. J’étais tellement contente que mon sourire ne quittait pas mon visage et je ne le quittais pas des yeux comme pour savourer sa réaction. Il posa son regard émerveillé sur notre bébé pendant quelques secondes avant de déplacer doucement sa main pour la poser dessus. Je sentis alors sa main chaude directement sur ma peau et j’en avais presque quelques frissons. Calme-toi Siobhan, il ne fait que toucher son bébé. Mais je le vis alors se pencher et j’en retenais presque mon souffle sous l’anticipation. Je savais pertinemment ce qu’il allait faire et lorsque sa bouche entra en contact avec ma peau, mon cœur loupa un battement. Ce contact m’électrisait et me rappelait inévitablement cette fameuse nuit. Je pouvais presque sentir de nouveau ses nombreux baisers brûlants sur tout mon corps, ses longues caresses, sa langue… Bon ça suffit ! Bon sang ! Ce simple contact me rendait dingue. Mon cœur s’emballait et je n’arrivais plus à mettre de l’ordre dans mes pensées. Tout ce que j’avais en tête, c’était les lèvres de Kieran, j’étais littéralement focalisée dessus, même lorsqu’il se redressa précipitamment. Je n’arrivais pas à me concentrer sur autre chose. Elles m’obsédaient et m’attiraient irrémédiablement.

Alors lorsqu’il me complimenta, affirmant que j’étais magnifique, je me sentais fondre. Il posa sa main sur ma joue avant de glisser ses doigts dans mes cheveux, répétant ses mots. Lentement, bouche déjà entrouverte, je quittais ses lèvres des yeux pour plonger mon regard dans le sien. Le temps venait de s’arrêter. A cet instant précis, je me sentais irrémédiablement attirée par lui. C’est comme si je ressentais le manque de sa chaleur, de son contact. Subitement, j’avais envie de plus. J’avais besoin de plus. Je voulais plus. Mon regard descendit de nouveau sur ses lèvres et dans un mouvement complètement incontrôlé, je fondis sur ses lèvres. Seigneur, je rêve ou je viens de lui sauter dessus ? J’avais attrapé son visage entre mes mains et mes lèvres avaient rejoint les siennes. Pulsion de femme enceinte ? Ou autre chose ? Contre coup de la journée ? Je ne saurais le dire mais j’avais besoin de ce contact. Mon baiser n’avait rien de doux ou de tendre, j’étais carrément fiévreuse, brûlante. Rapidement, je glissais ma langue entre ses lèvres pour rendre ce baiser encore plus passionné. Il me rendait dingue à se montrer aussi gentil, aussi mignon, aussi adorable, attirant, sexy… Mon dieu. Je ne me reconnais pas. Je n’ai pourtant rien bu.

Mais au bout d’un moment, mes neurones se reconnectaient entre eux et j’eus comme un électrochoc d’alerte. Seigneur qu’est-ce que je suis en train de faire ! Je rompis le baiser et reculais mon visage vivement comme si je venais de me brûler. Je ne lâchais pourtant pas son visage tout de suite, je me contentais de le regarder avec de grands yeux, comme si je venais de réaliser que j’avais commis une erreur impardonnable. « J-je… » Je ne savais plus où me mettre. Je lâchais aussitôt son visage me reculant pour reprendre une distance raisonnable. Bon dieu qu’est-ce que je viens de faire ? Je viens réellement de lui sauter dessus ? Je baissais la tête quelques secondes, fermant les yeux et me mordant la lèvre. Trop honteuse, je cachais rapidement mon visage dans mes mains. « Je suis vraiment désolée... » Moi qui ne le quittais pas des yeux quelques minutes plus tôt, je n'osais plus le regarder en face. Comme quoi, une situation peut rapidement basculer...

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MessageSujet: Re: [1287] My home is your home. ⊰ Ft Siobhan Jeu 9 Juil - 23:59



   
   Siobhan & Kieran
   My home is your home.

J
e préférais encore qu'elle pense à de la fierté masculine qu'elle ne vienne à se douter que je n'aimais juste pas l'idée de quiconque la touchant. Autant ne pas ajouter cela à notre histoire déjà bien assez compliquée comme ça. De toute façon, cette discussion se termina très vite, car elle me permit de toucher son ventre à nouveau. Pour la seconde fois aujourd'hui et depuis toujours, en fait. J'étais tant touché par ce nouveau cadeau qu'elle me faisait, cette confiance qu'elle m'accordait pour me laisser toucher son ventre, puis par la suite, le toucher sans aucune barrière textile.

J
e n'avais pas résisté à embrasser cet abri délicat pour notre progéniture, je n'avais pas vraiment résisté à la toucher elle non plus, à vrai dire. Je ne mentais pas. Je la trouvais réellement sublime. Je l'avais toujours trouvé belle, certes. Il fallait être complètement fou pour ne pas reconnaître qu'elle était réellement très belle. Il faudrait réellement que je prenne plus souvent mon appareil photo au travail, que je profite de ses instants de magnificence pour faire quelque-chose, pour capturer de belles images que notre enfant adorerait sûrement voir dans quelques années. J'étais certain qu'elle n'avait pas laissé grand monde la prendre en photo ses dernières années. J'étais triste à l'idée que les seuls qui aient pu un jour vouloir le faire ne soit que des membres de sa famille et pas son abruti d'ex. Si j'avais eu la chance de partager ma vie avec cette femme, j'aurais pris un plaisir fou à la photographier quotidiennement, surtout au réveil... surtout au coucher et tant de fois entre les deux... Non, il fallait que j'arrête de penser à ça. Il fallait que j'arrête d'envisager ce genre de choses. Pas quand j'avais mes mains sur son corps à demi-nu, ses longues jambes si proches des miennes, cette maudite petite culotte me ramenant à une nuit bien trop torride pour que je ne sente pas la chaleur monter en moi.

J
'allais définitivement reculer, ne plus me mettre ainsi en danger, ne pas nous mettre dans cette fichue situation, quand elle se jeta littéralement sur moi, ses deux mains sur mon visage, sa bouche sur la mienne pour un ballet enflammé. Je mis quelques secondes à réagir, mais mon corps, fort heureusement, était conditionné pour répondre favorablement à ce genre d'affection de la part d'une femme qui me faisait l'effet que Siobhan pouvait me faire. Alors je posais mes mains sur ses hanches, la rapprochant doucement de moi, répondant avec ferveur à la danse que quémandait sa langue. Ma main droite glissa sur sa cuisse, caressant la douce peau qui me rendait fou. Je pressais celle-ci sous mes doigts avec envie, marquant ses lèvres de ma bouche, remontant ma main gauche dans ses cheveux encore mouillés pour garder sa fièvre contre moi, pour me délecter de la sensation de ses cheveux entre mes doigts...

P
uis tout aussi rapidement, elle s'écarta de moi, comme si mon contact l'avait brûlé, s'excusant comme si elle avait commis une faute impardonnable. Était-elle sérieuse ? Pensait-elle réellement que je pouvais être en colère qu'elle m'ait sauté dessus pour m'embrasser ? Pensait-elle réellement que j'allais mal réagir à une telle action ? Bon sang, bien sûr que non. Mon esprit dérivait vers de viles pensées depuis qu'elle était sortie de cette fichue salle de bain enroulé dans cette serviette qui n'avait juste que caché ses atouts de charmes. Notre nuit d'ivresse et de plaisir me revenait sans cesse à l'esprit et le goût de sa peau manquait cruellement à ma langue assoiffée et elle s'excusait de m'avoir embrassé... Pauvre folle. Moi je n'étais pas du tout désolé. Je n'avais envie que d'une chose : l'embrasser encore, goûter sa peau et retrouver – en totale sobriété et en pleine possession de mes moyens – ce merveilleux corps qui m'avait fait vibré cette nuit-là.

C
e fut à mon tour de perdre le contrôle. Surtout quand je la vis mordre cette lèvre gonflée par notre baiser qui était la sienne. Doucement, je repoussais ses mains qui cachaient son visage à ma vue et attrapait ses joues en coupe pour l'attirer à moi. Je ne voulais pas être brusque ou insistant, j'avais trop peur que cela la terrifie elle, mais j'avais tant de désir pour cette femme, surtout là, dans cette situation. Mon baiser tendre devint rapidement plus fiévreux, plus assoiffée et à mon tour, je quémandais l'accès à sa langue de la mienne, refusant de la laisser partir sans y avoir goûté. Si elle reculait vraiment, si elle essayait de s'enfuir, je la laisserais faire, bien sûr, elle avait tous les droits ici et elle devait le savoir et le sentir, mais j'avais envie de l'embrasser. J'avais soif d'elle. Ça aussi, elle devait le savoir.

J
e reculais ensuite, tout aussi précautionneusement, ne la quittant pas des yeux, restant obstinément dans son espace vital, un petit sourire sur le bout de mes lèvres. « Je suis vraiment désolé », soufflais-je, en écho à ses mots, souriant un petit peu plus. « Mais je ne le suis vraiment pas... » Mes mains toujours sur ses joues, je caressais sa peau de mes pouces, me léchant la lèvre inférieure. « Cette nuit-là me revient en mémoire chaque fois que je te vois, Siobhan », soufflais-je tout bas, sur le ton de la confidence. « Et je ne veux pas te mettre mal à l'aise, mais cette tenue... et cette petite culotte que tu as là, ne m'aide vraiment pas à rester sage... » Non, vraiment pas. J'avais juste tellement envie de la serrer contre moi, de la posséder à nouveau. Je la regardais à nouveau de haut en bas, une dernière fois et lâchait finalement son visage, reculant à bonne distance sur le canapé, lui donnant tout l'espace dont elle avait besoin pour ne pas se sentir prise au piège. « Je devrais sans doute aller me coucher. Tu as eu une rude journée, je ne voudrais pas que tu agisses sur un coup de tête pour regretter ensuite... »

É
tais-je en train de sous-entendre qu'elle avait pu regretter notre nuit ensemble, parce qu'elle avait eu lieu sur un coup de tête et à cause d'un peu trop d'alcool ? Peut-être bien. Je n'en savais rien, à vrai dire. Je savais qu'elle était heureuse d'être enceinte, qu'elle désirait cette enfant et cette maternité avec férocité, mais elle aurait peut-être aimé un tout autre homme pour faire cela.
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PETIT CHAT ∞ Meow

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MessageSujet: Re: [1287] My home is your home. ⊰ Ft Siobhan Sam 11 Juil - 17:07

My home is your home
Kieran & Siobhan
Je ne savais pas ce qui m’était passé par la tête. Je ne savais pas ce qu’il m’avait pris de lui sauter littéralement dessus comme je l’avais fait. Ce n’est pas correct. Ça ne se fait pas. Il m’invite gentiment pour m’éviter de passer la nuit toute seule je ne sais où et moi pour le remercier je lui bondis dessus comme une pauvre fille en manque. Je savais que c’était mal, pourtant je n’avais pas pu m’en empêcher. Il était trop gentil, trop adorable, trop désirable depuis un petit moment déjà. Et comme si ça ne suffisait pas, à chaque fois qu’il s’approchait un peu trop près de moi, la nuit où nous avons conçu notre bébé me revenait automatiquement en tête. Inlassablement, dès qu’il m’effleurait ou dès que je sentais sa chaleur, des images de cette nuit inondaient mes pensées. Comment lui résister dans ces conditions ? Comment rester de marbre alors que j’avais adoré cette nuit avec lui. Je ne suis pas le genre à m’envoyer en l’air avec n’importe qui. Il faut d’abord qu’un lien de confiance s’installe entre nous sinon ce n’est même pas la peine. Je suis beaucoup trop méfiante avec les hommes pour me laisser aller avec qui que ce soit. Je crois même que je n’ai réellement fréquenté que deux hommes dans ma vie. Noah et Kieran. Même si avec Kieran ce n’était que passager, l’histoire d’une nuit. Qui nous aura liés tous les deux pour le reste de nos vies.

Kieran d’ailleurs ne restait pas simple spectateur et rapidement il répondit à mon baiser effréné, et posa ses mains sur mon corps. D’abord sur mes hanches, puis l’une sur ma cuisse et l’autre dans mes cheveux. Sentir ses mains sur mon corps ne faisait que m’enflammer davantage. Jusqu’à ce que je me rende compte de l’erreur que j’étais en train de commettre. On ne saute pas ainsi sur les gens. Surtout pas sur son hôte. Et si je l’avais gêné ? Et si je le répugnais ? Même s’il m’avait répondu avec ferveur, ça ne voulait rien dire, il se montrait peut-être juste poli pour ne pas rester immobile à attendre que ça se passe. Cette réaction aurait été la pire de toutes. Je lui avais carrément sauté dessus, je l’avais limite agressé… Peut-être même qu’il pourrait mal réagir… Alors je l’avais lâché d’un seul coup, reculant rapidement et cachant même mon visage entre mes mains. Je ne voulais pas voir sa réaction, je ne voulais pas croiser son regard. J’étais même prête à me recroqueviller si jamais il élevait le ton de sa voix.

Mais aucun son ne se fit entendre. Pas de bruit. Pas d’éclat de voix, aucune parole. Qu’est-ce qu’il fait ? Qu’est-ce qu’il va faire ? J’eus rapidement la réponse à ma question. Il attrapa doucement mes mains pour les éloigner de mon visage et posa les siennes sur mes joues pour attirer mon attention vers lui. Je retenais mon souffle mais de nouveau mes lèvres rencontraient les siennes. Je ne m’attendais pas vraiment à ce genre de réaction, mais je dois dire que j’en suis plutôt soulagée. Son baiser gentil et timide se changea rapidement en baiser plus avide et passionné au fur et à mesure des secondes. Je posais mes mains sur ses avant-bras, savourant une nouvelle fois de pouvoir toucher sa peau. Je répondis à son baiser assez vite laissant ma langue rejoindre la sienne avec grand plaisir. Mon dieu, ce simple contact me donnait mille frissons. L’idée même d’en vouloir plus m’effleurait déjà l’esprit. Je ne réfléchissais plus à rien, je me laissais tout simplement aller. J’en avais besoin aujourd’hui.

Il finit par se reculer légèrement, mais je mis quelques secondes pour rouvrir les yeux et reprendre mes esprits. Même si je me sentais encore un peu ailleurs. Mon regard plongé dans le sien, je ne pouvais plus quitter ses prunelles bleues. Est-ce qu’il a toujours eu un regard aussi envoûtant ? Ou est-ce que je le réalise seulement maintenant ? Il avoua être désolé dans un premier temps, mais il ne l’était plus quelques secondes après. Quoi ? Il n’est pas désolé ? Est-ce que ça veut dire qu’il en avait envie lui aussi ? Je ne l’ai donc pas offusqué en me jetant sur lui ? Tant mieux. Mes mains n’avaient pas quitté ses avant-bras, tout comme les siennes n’avaient pas quitté mon visage. Je ne voulais pas qu’il me lâche de toute manière. C’est peut-être pour cette raison que j’avais l’impression de m’agripper à lui. Lorsque je le vis se lécher la lèvre, j’eus l’impression de défaillir et ses paroles suivantes avaient suffit à m’achever. Instinctivement, je me mordillais la lèvre inférieure lorsqu’il avoua que notre nuit ensemble lui revenait en tête chaque fois qu’il me voyait. Seigneur… Comme moi. Je ne suis donc pas la seule à devenir dingue. Il affirma également que ma tenue et ma culotte principalement ne l’aidaient pas réellement à se contrôler. Même s’il ne voulait pas me mettre mal à l’aise, c’est raté. Aussitôt, je sentis le feu envahir mes joues. Merde ! Je le savais ! Je me disais bien que c’était la même que cette nuit-là ! Je constate qu’il s’en souvient aussi, malgré nos états d’ébriété respectifs à ce moment-là. Mais qu’importe la gêne occasionnée, je n’avais qu’une idée en tête. Prends-moi. Malheureusement pour moi, il s’éloigna de moi, mes mains glissaient sur ses bras jusqu’à effleurer ses doigts à mesure qu’il reculait.

Et je me retrouvais de nouveau seule dans mon coin. Il n’était pas loin certes, mais je me sentais toute seule. Horriblement seule. Il suggéra l’idée d’aller se coucher et mentionna le fait que j’avais eu une rude journée et qu’il ne souhaitait pas que j’agisse sur un coup de tête. Une dure journée… Je baissais la tête, regardant mes doigts qui jouaient entre eux nerveusement. La journée a été difficile psychologiquement parlant, en effet. Revoir Noah n’avait pas été facile, loin de là. Surtout en sachant qu’il vivait en ville à présent, qu’il savait où je travaillais et qu’il m’avait laissé une menace à peine voilée en partant. Mais je ne voulais pas repenser à tout ça, je ne voulais pas qu’il accapare toutes mes pensées parce que je sentais déjà une boule revenir dans mon ventre. Je préférais rebondir sur l’autre partie de sa phrase, la partie la moins douloureuse. Agir sur un coup de tête pour le regretter ensuite ? Regretter quoi ? Le fait de l’avoir embrasser ? D’aller éventuellement plus loin ? Ou bien est-ce qu’il sous-entendait quelque chose d’autre ? Est-ce qu’il fait allusion à notre première fois ? Je ne sais pas trop mais si c’est le cas, je ne le regrette pas.

Mais ce qui me perturbait le plus actuellement, c’était ce sentiment de solitude. Je me sentais seule dans mon coin, vulnérable et ça ne me plaisait pas. Je ne voulais pas rester seule ce soir. Alors, doucement, je relevais la tête et je me rapprochais de lui jusqu’à ce que je puisse attraper l’une de ses mains dans les miennes. « Kieran, je vais peut-être un peu loin dans mes réflexions … je ne suis pas sûre de savoir à quoi tu fais allusion, mais si tu fais référence au coup de tête d’il y a trois mois, je ne regrette pas. Je suppose que tu t’en doutes mais je ne suis pas le genre de personne à avoir des liaisons à droite à gauche, bien au contraire. J’ai un rapport très compliqué avec les hommes depuis… » Inutile de le préciser, il le sait. « Et tu es le seul en qui j’ai assez confiance pour me laisser aller. Ce bébé, je suis contente que ce soit le tien. D’autant plus avec ce que tu m’as raconté. » Il a perdu trois bébés alors je suis fière de pouvoir lui en donner un, il le mérite. Mais à peine avais-je recroisé son regard que je m’y perdais de nouveau. « Et pour ce qui est de… repenser constamment à cette nuit-là, je crois que je suis victime de la même chose… » Depuis ce soir du moins. Depuis que j’ai mis les pieds dans son appartement. Depuis que je me suis retrouvée seule dans un petit espace avec lui. Mon regard dévia rapidement sur sa bouche que je ne quittais plus du regard. Sur ses lèvres qui m’attiraient fortement depuis quelques minutes. Je me sentais hypnotisée, incapable de réfléchir correctement. Prends-moi. Mon cœur s’était accéléré, ma respiration s’emballait, j’avais chaud. Très chaud. Trop chaud. Je le sentais trop proche de moi pour rester de marbre, pour rester calme, pour contrôler mes pulsions. Je voulais retrouver ce contact perdu il y a quelques minutes, je voulais sentir sa chaleur contre ma peau, ses lèvres et sa langue sur tout mon corps comme la première fois. Je le voulais lui, maintenant. « Prends-moi. » Avais-je soufflé dans un murmure à peine audible. Mes mots venaient de trahir mes pensées et sans m’en rendre compte, je n’étais plus qu’à quelques centimètres de son visage.

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MessageSujet: Re: [1287] My home is your home. ⊰ Ft Siobhan Lun 13 Juil - 1:20



   
   Siobhan & Kieran
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E
lle me rendait totalement fou. Cette femme si désirable, si belle, si brillante. Comment pouvait-on ne serait-ce que ne pas l'aimer ? Comment pouvait-on en arriver à vouloir blesser ? La détruire ? Siobhan Hopkins était une vraie étoile, un astre lumineux et magnifique. Elle était de ces personnes qu'on voulait protéger. Envers et contre tout, à la simple force de nos bras. J'aurais tout donné pour prendre le mal qui l'avait saisi lorsqu'elle avait revu son ex et pour l'envoyer au loin, pour avoir un effet magique et apaisant. J'aurais tout donné pour qu'elle ne pense qu'à moi, à notre nuit, à la douceur avec laquelle j'avais savouré sa peau et ses étreintes. Cette nuit me hantait depuis trois mois. Cette nuit accompagnait mes nuits solitaires, rendant la froideur de ma chambre plus insupportable que jamais. Je me souvenais encore de l'après, quand nous nous étions endormis dans les bras l'un de l'autre, quand je m'étais réveillé tout contre elle, en cuillère, mon nez tout contre sa nuque et sa chaleur tout contre mon torse. Nous nous étions séparé comme si de rien était, mais mon lit vide était devenu bien trop grand, après cette nuit, pour une seule personne.

A
lors quand elle se retrouva là, sur mon canapé, avec mon T-shirt pour seule barrière entre son corps et ma vue – et dieu sait combien voir une femme désirable dans mes T-shirt pouvait m'exciter – quand il se révéla que sous celui-ci se cachait l'exacte même sous-vêtement qu'elle portait cette fameuse nuit, quand j'avais vu, touché et goûté son corps et quand elle me sauta dessus pour m'embrasser avec fièvre, j'eus bien du mal à continuer à répondre de moi, à ne pas la déshabiller sur-le-champ et à ne pas aller trop loin. Elle recula, s'excusant, semblant vraiment s'en vouloir d'avoir ainsi craqué et je ne pus que lui prouver que le désir était partagé, l'embrassant à mon tour avec ferveur pour bien lui faire sentir que je luttais pour rester un homme raisonnable et que j'avais des limites qui pouvaient ne pas tarder à être atteinte. En fait, des limites que je commençais à atteindre, car la douleur caractéristique du désir croissant ne tarda pas à se faire sentir entre mes jambes, alors que je baissais les yeux vers ses cuisses et que je lui avouais l'effet qu'avait sur moi sa petite culotte.

R
ester raisonnable. Il fallait que je reste raisonnable. Ce baiser n'était là que pour lui signifier combien j'avais envie d'elle et combien il m'était difficile de lui résister. Combien elle n'avait pas à avoir honte d'avoir craqué elle aussi. Seulement, jouer avec le feu n'apportait jamais rien de bon. Jouer avec le feu conduisait inévitablement à se brûler. Surtout avec un astre tel que Siobhan. Pour faire bonne figure, après mon aveux de désir, je lui indiquais qu'il était préférable que j'aille me coucher, que nous nous séparions pour la nuit, pour éviter qu'elle n'agisse sous le coup du choc de la journée, priant pour qu'elle n'ajoute rien et me laisse partir. Si elle tentait de me retenir, je ne savais absolument pas si je serais en mesure de me retenir de lui sauter dessus pour de bon. Mais elle se rapprocha de moi, prenant même une de mes mains en m'arrachant quelques frissons au passage – et une douleur plus intense en bas – alors que mon corps tout entier avait déjà été électrisé par son contact et ne faisait qu'être ravivé ici. Elle m'assura que si je faisais référence à notre nuit, elle ne la regrettait absolument pas, qu'elle n'était pas du genre à sauter sur le premier venu sans réfléchir, que depuis... - sous-entendu lui, Noah – elle n'avait pas de rapports faciles avec les hommes et avait besoin de confiance. Elle ajouta même qu'elle était heureuse que je sois le père de son enfant, m'arrachant un sourire. Elle avoua à son tour qu'elle était sous le coup des souvenirs de notre nuit, elle aussi, le regard plongé dans le mien.

R
apidement, je me perdis dans ses prunelles, sentant le désir monter encore, au point d'en avoir mal maintenant et de me sentir inconfortable dans mes propres vêtements, pourtant savamment choisi pour que j'y sois à l'aise. Son regard à elle dériva sur ma bouche, poussant mon regard à en faire de même, à se perdre dans la vision de sa bouche toujours gonflée et rougit de nos précédents baisers, palpitante. Mon corps s'approcha presque imperceptiblement du sien, mais assez pour que notre inconscient le sente, sente la dangereuse proximité. Je me léchais la lèvre, ne quittant plus sa bouche des yeux. « Siobhan... », murmurais-je tout bas, d'une voix rendue rauque par le désir, le contrôle de moi-même ne tenant plus qu'à un dernier fil...

E
t elle le coupa...

E
n une fraction de seconde et deux mots, elle brisa toute bonne volonté en moi lorsqu'elle me demanda de la prendre. En une seconde, j'étais de nouveau sur elle, dans un baiser passionné, une main dans ses cheveux et l'autre sur sa hanche pour la presser contre moi. Je la poussais doucement à venir s'asseoir à califourchon sur moi, sans quitter la bouche, sans briser le baiser passionné que je prolongeais à l'infini, le ballet de nos langues ne faisant qu'augmenter encore et encore le désir que j'étais certain qu'elle pouvait sentir désormais. Posant mes mains sur ses fesses, je me levais du canapé, la gardant dans mes bras pour nous conduire à l'aveugle dans ma chambre, trop occupé que j'étais à l'embrasser pour regarder le chemin. Heureusement que l'appartement était minuscule et que je le connaissais par cœur, car nous arrivâmes dans ma chambre sans aucune encombre. Je l'allongeais doucement sur le lit, venant au-dessus, brisant le baiser pour la regarder, le sourire aux lèvres. Je glissais doucement une main sous le T-shirt qu'elle portait, caressant la peau de son ventre et remontant lentement, jusqu'à sa délicieuse poitrine. Sentir son sein sous ma paume n'avait réellement pas de prix, le caresser et sentir les effets de mes soins avait un effet délicieux. Je ne voulais pas m'arrêter. Je ne pouvais plus m'arrêter. Pas alors que ces mots tournaient encore et encore dans ma tête. Prends-moi... Prends-moi... Prends-moi...
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Je n’avais jamais réellement réalisé à quel point Kieran pouvait être attirant. Bon avec quelques verres dans le nez, ça aide à y voir plus clair, certes. Mais ce soir, je n’avais rien bu. J’étais en pleine possession de mes moyens, j’allais parfaitement bien, comme d’habitude. A un détail près que la journée avait été rude, mais dans l’ensemble, je me sentais bien. Je réalisais que je n’étais pas dans mon état normal, mais ça m’importait peu. Depuis que j’avais mis les pieds dans son appartement, depuis que je m’étais retrouvée seule dans un espace aussi réduit, qui n’avait rien à voir avec notre lieu de travail, je m’étais sentie différente. Le fait de rentrer chez lui, dans son espace personnel, intime, m’avait replongé dans cette nuit partagée avec lui. Cette fameuse nuit où nous avions conçu notre enfant. Plus je le sentais proche de moi, plus je voyais son regard sur moi, plus il me faisait frissonner et plus j’avais envie de lui. Plus j’avais envie de revivre cette nuit qui m’avait hantée toute la soirée. Je ne me contrôlais plus. Je ne me reconnaissais plus. Jamais je n’aurais agi de la sorte dans mon état normal. Mais ce soir… Je n’avais plus aucun contrôle sur mes hormones ou mon désir grandissant de seconde en seconde. Il posait un regard si particulier sur moi, qui ne me laissait pas de marbre. Ce regard, je l’avais déjà vu. Il y a trois mois. Un regard empli de désir, alors comment résister ? J’en étais bien incapable quand une petite voix résonnait dans ma tête, répétant sans cesse prends-moi, prends-moi, prends-moi... Continuellement. Inlassablement. A tel point que ces mots finirent par franchir la barrière de mes lèvres sans que je ne m’en rende compte.

Il avait prononcé mon nom d’une façon tellement sensuelle que mon cœur en avait loupé un battement. Mon prénom sonnait tellement bien dans sa bouche. J’aurais aimé qu’il le répète de la même façon toute la nuit. Sa voix était bien différente de d’habitude. Tellement enivrante… Et le voir se lécher la lèvre, seigneur… Il n’en fallait pas plus pour me perdre et prononcer ces deux mots tous simples. Ces deux mots qui avaient tellement de signification d’ordinaire mis séparément… Mais dans cette situation, il n’y avait plus de doute possible. Je voulais qu’il me prenne maintenant. Je voulais lui offrir mon corps, à lui et rien qu’à lui, encore une fois. Plus rien d’autre ne comptait, j’en avais même oublié le film. Il n’y avait plus que lui. Et à peine avais-je prononcé ces deux mots que la situation bascula de nouveau. Dans un même mouvement, nos lèvres s’étaient retrouvées pour ne plus se quitter. Aussitôt mes mains retrouvaient le chemin de son visage, caressant ses joues piquantes pour rapidement gagner ses cheveux que j’agrippais sans ménagement tant le désir était fort. Si j’avais pu fusionner avec lui, je l’aurais fait. Il glissa également une main dans mes cheveux et l’autre se positionna sur ma cuisse. Son contact m’électrisait me faisant perdre tout contrôle – même si je n’en avais déjà plus depuis quelques minutes.

Avec son aide, je finis par me déplacer pour m’asseoir à califourchon sur lui, passant mes jambes autour de sa taille pour me rapprocher au maximum de lui. Je voulais ressentir sa chaleur contre moi et je ne mis pas longtemps à sentir son désir grandissant contre ma propre intimité. Ce qui fit monter mon excitation d’un cran. Je constatais que je ne le laissais pas indifférent. Il l’avait peut-être dit, mais j’en avais la preuve physique, il n’y avait pas de doute possible. Et je dois dire que ça me faisait plaisir de lui faire de l’effet, vraiment. Depuis combien de temps n’avais-je pas ressenti ça ? Mise à part avec lui la dernière fois ? Je n’en ai pas le souvenir… il posa ses mains sur mes fesses et je le sentis se lever. Automatiquement, je resserrais mes jambes autour de sa taille et mes bras s’accrochaient à son cou. Mes lèvres en revanche ne quittaient toujours pas les siennes.

Il se déplaça jusqu’à atteindre sa chambre où il m’allongea doucement sur le lit. Je desserrai mon étreinte et quittai ses lèvres à contre cœur. Il se positionna au dessus de moi et m’adressa un sourire que je lui rendis aussitôt. Je descendais mes mains le long de sa nuque, de ses épaules pour finalement les poser sur ses bras alors que mes jambes s’enroulaient de nouveau fortement autour de sa taille l’obligeant à coller son intimité contre la mienne. Il glissa une main sous mon t-shirt, caressant doucement ma peau jusqu’à atteindre ma poitrine, m’arrachant mille frissons au passage. J’ai toujours eu le contact sensible ce qui explique pourquoi j’ai tant de difficulté à ce qu’on me touche en temps normal. Alors dans ce genre de situation… Je perds vite pied. J’avais même du mal à rester tranquille sous ses caresses, ma respiration s’emballait déjà et je ne pouvais m’empêcher de fermer les yeux quelques secondes en me mordant la lèvre inférieure sous le plaisir croissant qui montait en moi. N’y tenant plus, j’agrippais fortement le haut de son t-shirt pour l’attirer rapidement vers moi et me saisir de ses lèvres. Je ne pouvais plus m’en passer, je voulais sentir constamment ses lèvres à proximité des miennes ou même sur mon corps peu importe, mais je voulais le sentir au plus près de moi. Doucement, je glissais mes deux mains le long de son torse jusqu’à atteindre le base de son t-shirt que j’attrapais et remontais pour pouvoir lui enlever, m’obligeant à rompre le baiser. Je pouvais ainsi admirer son corps mis un peu plus à nu. On était un peu plus à égalité maintenant niveau couches de tissu.

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MessageSujet: Re: [1287] My home is your home. ⊰ Ft Siobhan Mer 15 Juil - 1:15



   
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J
'avais réalisé aujourd'hui que Siobhan n'était pas juste une collègue... ou tout du moins, que je ne voulais pas qu'elle soit juste une collègue, alors quand les mots « prends-moi » sortirent de sa bouche, il ne m'en fallut pas plus – d'autant que les baisers échangés juste avant, sa tenue et sa désinvolture à me montrer son ventre et sa petite culotte par la même occasion avaient fortement commencé à me travailler – pour que je fonde à nouveau sur sa bouche, pressant mon corps contre le sien et l'emmenant vers un lit. Elle n'avait aucune raison de me le demander deux fois, j'avais déjà tellement envie d'elle...

E
lle encercla mes hanches de ses jambes quand je la soulevais et je pus sans mal nous conduire dans ma chambre, la déposer sur le lit et venir me placer au-dessus d'elle. J'adorais la regarder. J'adorais voir les effets que mon contact produisait sur elle. Elle était sensible. Je l'avais déjà remarqué la première fois, me demandant si c'était les effets de l'alcool ou si elle était naturellement très sensible au toucher des hommes, mais je découvrais ce soir que c'était quelque-chose d'apparemment normal chez elle. Rapidement, elle attrapa mon col pour m'entraîner dans un nouveau baiser et je ne me fis pas prier pour y répondre, pressant mon intimité contre la sienne, ne lui cachant rien de mon désir pour elle, alors qu'elle me déshabillait.

J
e fis tout mon possible pour ne pas peser sur elle alors que je me redressais un peu pour l'aider à retirer mon T-shirt, m'en saisissant une fois retiré pour le jeter au loin. Ne restait plus que mes chaussettes, mon pantalon et mon boxer, sa petite culotte et le T-shirt qu'elle portait et plus aucune barrière textile ne se dresserait entre nous. Pourtant, je n'étais pas forcément pressé. Goûté sa peau, la sentir sous mes doigts, oui, mais je voulais prendre le temps de la combler, prendre le temps de la cajoler et lui montrer, une fois de plus, ce qu'une femme comme elle méritait comme attention. Alors une fois libérer de mon T-shirt, je fondais à nouveau sur sa bouche, l'embrassant tendrement, glissant à nouveau ma main sous le T-shirt qu'elle portait pour caresser sa peau et reprendre mon entreprise sur sa délicieuse poitrine, soulevant le tissu par la même occasion, lentement, progressivement. Je quittais sa bouche pour embrasser sa joue, son cou, rejoindre la peau nue de son ventre, glisser ma bouche jusqu'à l'objet du désir sous mes doigts...

C
e T-shirt était définitivement de trop, alors doucement, je l'aidais à se rasseoir, juste le temps de pousser les bords du vêtement vers le haut, de lever ses bras pour lui enlever le bout de tissu qui l'empêchait encore de se tenir presque nue devant moi. « Tu es si belle », soufflais-je, affamé, caressant sa joue, sa clavicule, glissant une main taquine dans son dos pour le couvrir de mille frissons sous ma caresse...

C
'est alors que je les sentis. Les boursouflures dans son dos. En une fraction de seconde, je me stoppais net, plus que surpris de sentir sous mes doigts une peau imparfaite à laquelle je ne m'attendais pas. Je fronçais les sourcils sous la surprise, ne me rappelant pas n'avoir, à aucun moment, senti une chose pareille lors de notre première nuit. J'avais bien peur de ne pas avoir besoin de voir exactement ce que c'était pour comprendre. La réaction qu'elle eut suite à ce geste, la tension suivie de la tempête, suffisant amplement à m'éclairer sur la teneur des boursouflures éparses et plus ou moins épaisses que j'avais senti sous mes doigts...
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MessageSujet: Re: [1287] My home is your home. ⊰ Ft Siobhan Mer 15 Juil - 2:52

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Kieran & Siobhan
Je n’aurais jamais pensé remettre le couvert avec Kieran. Je pensais réellement que c’était l’histoire d’une seule fois. Il est attirant, il n’y a pas de doute là-dessus, c’est un bel homme. Mais j’ai un rapport tellement particulier avec eux que je n’envisageais pas de m’envoyer en l’air de nouveau avec lui alors que je suis enceinte. Depuis Noah, j’avais limite tiré un trait sur ma vie sexuelle. Mais voici que mes hormones de femme enceinte en avaient décidé autrement. Je ne contrôlais strictement rien et je n’avais qu’une seule chose en tête. Kieran. Ses caresses. Sa langue. Sa chaleur. Plus rien d‘autre ne comptait. Mon cerveau avait fait abstraction de tout le reste. Pire, il s’était mis en veille pour laisser mes envies et mes pulsions aux commandes. Et je ne pouvais décemment pas lutter contre elles tant elles étaient fortes. Kieran n’arrangeait rien évidemment. Et avant que je ne le réalise, j’étais déjà allongée sur son lit, à sa merci. Et ça me plaisait. Mon corps tout entier était en ébullition, impatient d’arriver au moment crucial.

J’avais rapidement pris l’initiative de lui retirer une couche de vêtement qui encombrait ma vue. Il se redressa un peu pour m’aider à enlever son t-shirt et le lança au hasard dans la pièce. A peine l’eut-il jeté plus loin qu’il replongea sur mes lèvres. L’une de mes mains glissa dans ses cheveux alors que l’autre parcourait son torse enfin libéré. De nouveau sa main retrouva le chemin de ma poitrine et je fondais littéralement sous ses caresses, laissant échapper quelques soupirs par moment. Pendant qu’il soulevait mon t-shirt ma main glissa sur sa nuque pour rejoindre l’autre sur son torse pour atteindre son pantalon. Mais le fait qu’il descende le long de mon cou et sur ma poitrine m’empêchait d’ouvrir son pantalon comme je voulais le faire à la base. Il n’était plus à portée de mes mains. Mais qu’importe, ses lèvres sur mon corps me provoquaient mille frissons et je remontais mes mains le long de son corps pour agripper ses cheveux. J’étais déjà brûlante, mais il m’embrasait encore davantage.

Souhaitant sans doute avoir un meilleur accès à mon corps, il m’aida à me redresser pour retirer mon t-shirt. Mes cheveux retombaient en cascade sur mon dos et je me retrouvais simplement en culotte devant lui. Je ne suis pas le genre à m’exhiber, je n’aime pas me retrouver nue devant quelqu’un, mais dans la situation actuelle, ça ne me préoccupait absolument pas. Il me trouvait belle. J’eus un petit sourire et alors qu’il posait une main sur ma joue, je me saisissais de nouveau de ses lèvres qui me manquaient tant. A l’heure actuelle, je n’arrivais plus à m’en passer plus de dix secondes. Je descendais progressivement mes mains le long de son torse pour regagner son pantalon quand je sentis dangereusement sa main prendre une mauvaise direction.

Il venait d’atteindre mon dos. Il venait de poser ses doigts sur mes cicatrices. Et il se stoppa net. Aussitôt je ressentis une violente douleur dans mon dos. Comme si je ressentais de nouveau les coups de Noah. Une douleur lancinante, atroce, abominable. Je savais que c’était dans ma tête, mais j’avais l’impression de ressentir la douleur physiquement. Encore. J’eus même le visage de Noah qui m’apparut subitement. Immédiatement, je quittais ses lèvres et le repoussais violemment alors que les larmes coulaient déjà le long de mes joues. Mon envie de lui venait de s’envoler en fumée en l’espace d’un quart de seconde. J’étais de nouveau cette femme effrayée et maltraitée d’il y a quelques années. Rapidement, je m’éloignais de lui le plus possible, me recroquevillant en pleurant contre la tête du lit, dos contre le mur. Mes genoux étaient remontés contre ma poitrine et je les encerclais de mes bras en y cachant ma tête. J’étais inconsolable. Je pleurais toutes les larmes de mon corps et j’eus même du mal à articuler correctement tant ma respiration était saccadée. « N-ne… Ne me touche pas… J-je t’en prie…» Ne me frappe pas. Je tremblais comme une feuille, sans réussir à me contrôler.

Pourtant, je finis par relever la tête vers lui parce que je devais m’assurer que je n’étais pas en face de Noah, mais de Kieran. Mon dos, mes cicatrices… Elles sont immondes. Je ne les ai jamais montrées à personne. A chaque fois que je voyais Noah m’approcher, prêt à me frapper, j’avais ce réflexe de me recroqueviller et c’était mon dos qui prenait tous les coups. Que ce soit avec ses mains, sa ceinture ou tout ce qu’il lui passait sous la main pour extérioriser sa colère. J’ai souvent eu des plaies ouvertes, mais je n’ai jamais pu me rendre à l’hôpital, il me l’interdisait. Ça aurait éveillé les soupçons des médecins. Alors, je faisais mon possible pour me soigner toute seule. Mais il est bien difficile de soigner de telles plaies soi-même. Et puis, il arrivait qu’elles n’aient pas le temps de cicatriser quand il se décidait à me taper dessus à nouveau. Alors avec le temps et la mauvaise cicatrisation, mon dos est devenu une véritable horreur. C’est pour cette raison que je garde les cheveux longs, ça cache un minimum. Je ne vais jamais à la piscine non plus. Il y a pas mal de choses que j’évite pour ne pas exposer mon dos aux yeux de tous. Mais ce soir, c’est raté. J’ai bien senti son mouvement de recul, je suis sûre que ça le dégoute. Une partie du corps monstrueuse ça n’attire personne. Mais au-delà de ça, je ne supporte pas qu’on touche ces marques hideuses. Parce qu’automatiquement, je ressens la douleur, de nouveau. Et cela m’est insupportable. Je ne contrôlais plus mes larmes qui inondaient mon visage ni mon corps et ma voix qui tremblaient. « J-je suis d-désolée, je n’aime pas ça. J-je ne supporte pas qu’on me t-touche le dos… » Je secouais frénétiquement la tête, inconsolable. Je ne voulais plus qu’il m’approche, je ne pourrais pas le supporter, pas avant que je ne me sois calmée un minimum. S'il s'approche ou essaye de me toucher, j'aurais automatiquement un mouvement de recul. « Pardon. » Je m’en voulais tellement. Je m’en voulais de l’avoir dégouté. Je m’en voulais de l’avoir coupé alors qu’il était bien parti. Je m’en voulais d’être aussi faible et insignifiante. Je m’en voulais d’être aussi sensible et meurtrie… A ce moment précis, je m’en voulais d’être comme je l’étais. Une pauvre femme traumatisée par son passé…

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MessageSujet: Re: [1287] My home is your home. ⊰ Ft Siobhan Mer 22 Juil - 19:31



   
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L
a surprise, le choc et puis enfin la colère, la peine de l'avoir blessé par mon mouvement de recul aussi... Trop d'émotions me traversèrent en une demi-seconde alors que, sans les voir, je devinais ce que pouvait être les boursouflures dans son dos. Et j'étais en colère contre cet homme qui avait pu lui faire ça sans jamais s'en vouloir. Sans jamais le regretter. Ce gars ne l'avait définitivement pas mérité et elle avait mérité bien mieux que lui. Bon sang.

C
ontenir toute cette colère aurait probablement été difficile si Siobhan n'avait pas immédiatement réagit à mon toucher. Comme si je l'avais brûlé... Pire, comme si je l'avais moi-même frappé, elle se tendit, son visage se crispant sous la peur. Et elle recula jusqu'au maximum dans le lit, se recroquevillant sur elle-même en pleurant, me suppliant de ne pas la toucher. « Siobhan », soufflais-je, luttant contre moi-même pour ne pas me rapprocher pour la prendre dans mes bras, mais pour, au contraire, m'éloigner le plus possible à l'opposé du lit. Je levais lentement mes deux mains pour les lui mettre bien en évidence, doigts ouverts, en signe de réddition totale. « Siobhan, regarde-moi », continuais-je tout doucement, pour ne pas la brusquer.

T
errifiée, elle s'excusa pourtant, expliquant qu'elle ne supportait pas qu'on lui touche le dos, s'excusant encore et je secouais la tête. « Non... Non. Ne t'excuses pas. Ne t'excuses jamais pour ce genre de choses, d'accord. Siobhan, ne t'excuses jamais pour ce qu'il a pu... » J'inspirais longuement, me calmant avant de dire une bêtise ou avant de lui faire peur. Je me calais un peu plus vers le fond de lit - éviter de tomber serait une bonne chose – et posait des yeux doux sur elle. Elle avait peur, sursautait à chacun de mes mouvements. Je n'allais pas l'approcher, ni faire quoi que ce soit qui pourrait ajouter à ses angoisses. « Siobhan, écoute-moi. Je ne vais pas m'approcher. Je ne vais plus te toucher. Tu ne le veux pas, j'ai compris, je ne t'en veux pas, je te promets. Mais je ne vais pas te laisser là dans cet état. Dis-moi quand tu seras plus calme, dis-moi quand ça ira assez pour que je m'en aille et te laisse seule, mais je ne vais pas te laisser là toute seule alors que tu es angoissée, d'accord ? Personne ne te fera du mal ici. Personne ne peut entrer dans cet appartement et moi, je ne te ferais jamais de mal, ma belle, je te le jure. Alors calme-toi, d'accord ? Tu peux arrêter de pleurer, Siobhan, tu peux arrêter d'avoir peur. Personne ne te blessera ici. Personne ne te toucheras si ça n'est pas toi qui l'autorise. Je te le promets. »

O
ui, je le lui promettais. Personne, pas même moi, malgré mon envie furieuse de lui faire l'amour, ne la toucherait sans son autorisation et comme j'étais le seul ici, elle ne risquait absolument rien. Je ne pouvais juste pas la laisser pleurer et s'effondrer ainsi dans son coin sans réagir. Sauf que la réaction primaire était de la prendre dans mes bras, de caresser ses cheveux et d'embrasser son front et ses tempes encore et encore jusqu'à ce qu'elle se sente en sécurité... Tout ce qui l'angoissait dans sa situation. Alors non, je n'allais rien faire, juste rester là, les mains bien en évidence, le corps détendu au possible pour lui montrer que je n'étais aucunement une menace. Et quand elle serait prête, je quitterais la chambre. J'aurais assurément besoin de quelques minutes seuls, moi aussi. Dormir chacun dans un lit était donc la meilleure solution pour cette nuit... finalement.
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MessageSujet: Re: [1287] My home is your home. ⊰ Ft Siobhan Jeu 23 Juil - 2:54

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Le fait de me faire toucher par des hommes, où que ce soit, provoquait toujours une tension en moi. J’avais du mal à supporter qu’un homme pose la main sur moi. J’en avais trop souffert dans ma vie. Mais quand il s’agissait de mon dos, la partie physique la plus endommagée de mon corps, mes réactions étaient incontrôlables. Ce n’était pas qu’un problème physique, j’en souffrais aussi psychologiquement. Un simple contact par-dessus des vêtements me crispait déjà et je faisais tout pour le rompre. Alors un touché à même la peau, c’était pire que tout. J’avais réellement l’impression de ressentir de nouveau ces atroces douleurs et de revenir une dizaine d’années en arrière. J’avais beau savoir que Kieran ne me ferait pas de mal, mon subconscient me renvoyait automatiquement l’image de Noah en pleine figure. Déjà que le voir en vrai dans l’après-midi m’avait pas mal chamboulée mais alors là… C’était trop. Ma réaction avait été excessive mais après une journée pareille, elle était en fait tout à fait normale.

J’étais recroquevillée tout au bout du lit, le plus éloignée possible de lui et je pleurais à chaudes larmes et tremblais comme une feuille. J’avais même des difficultés à m’exprimer tellement j’étais au plus mal. La situation ne pouvait pas être pire. Ses cris résonnaient de nouveau dans ma tête, des souvenirs douloureux me revenaient en mémoire et j’avais même l’impression d’entendre sa voix me hurler dessus. Dans ces cas-là, comme aujourd’hui, je me recroquevillais dans un coin et j’attendais que sa crise de nerfs passe, subissant ses coups. J’étais réellement son défouloir à l’époque. J’étais tellement dans mon monde que je ne l’entendis pas m’appeler une première fois. En revanche, la seconde, je relevais la tête vers lui comme il me l’avait demandé. Dans cet état, je me montrais toujours extrêmement docile, obéissant au doigt et à l’œil, peu importe ce qu’on pouvait me demander. S’il avait exigé que je vienne contre lui, je l’aurais fait sans rechigner, même si c’était à contre cœur. Obéir pour ne pas empirer les choses, c’était la règle que je suivais à la lettre avec Noah. Kieran avait levé les mains devant lui, Noah, c’était le poing qu’il levait. Et comme toujours dans ce genre de situation, je me confondais en excuses, peu importe si elles étaient fondées ou non. Je me devais de m’excuser parce que j’étais forcément fautive, quoiqu’il arrive. Pourtant, il me demanda de ne pas le faire justement, et de ne jamais m’excuser pour ce qu’il avait pu… Pu quoi ? Me faire ? Il n’avait pas terminé sa phrase, au lieu de ça, il avait juste pris une longue inspiration. Pourquoi il fait ça ? Il va s’énerver aussi ? Il va se mettre à me crier dessus lui aussi ? Mon cœur se serra et je respirais un peu plus vite. J’étais tellement terrorisée et angoissée que je commençais à avoir mal à l’estomac tellement il était noué. Il faut dire que la journée avait été rude pour lui – et pour mon bébé mine de rien.

Il se recula encore et je ne pouvais m’empêcher de sursauter au moindre de ses mouvements. J’avais trop peur qu’il ne m’en colle une. Tous ses gestes me semblaient brusques alors que je suis sûre que ce n’était pas le cas. Mais c’est ainsi que je le ressentais alors que ma paranoïa et ma peur atteignaient des sommets. Mes sens étaient en alerte sans que je ne puisse rien contrôler. Il reprit alors la parole, me demandant de l’écouter. Il m’assura qu’il ne s’approcherait pas et qu’il ne me toucherait plus. Il ne m’en voulait pas non plus que je refuse tout contact à présent alors que quelques minutes auparavant je m’étais littéralement jetée sur lui. Il m’assura qu’il ne partirait pas en me laissant toute seule dans cet état tant que je ne serais pas calmée et que personne ne me ferait de mal chez lui. Il ajouta que personne n’entrerait dans cet appartement pour me faire du mal et il me promit que jamais il ne m’en ferait non plus. Il me demanda de me calmer et affirma que je pouvais arrêter de pleurer et d’avoir peur. Enfin, il me fit la promesse qu’il ne m’arriverait rien chez lui. Ça faisait beaucoup d’informations à assimiler mais je hochais tout de même la tête en réponse à tout ça.

Cependant, il avait beau tenter de me rassurer, ça ne fonctionnait pas fort. Je n’arrivais pas à stopper mes tremblements ou mes larmes, c’était plus fort que moi. Je resserrais mon étreinte autour de mes genoux – autant que mon ventre arrondi me le permettait du moins – et j’enfouissais mon visage dans mes bras, continuant de pleurer silencieusement tant la douleur était encore palpable. Je fermais les yeux pour tenter de me calmer, j’essayais même de contrôler ma respiration, sans succès. La douleur était trop vive, trop récente. Les évènements de la journée n’arrangeaient rien, bien au contraire. Je revoyais encore et encore Noah devant le bâtiment où je me rendais chaque jour pour travailler. Notre conversation de l’après-midi me revenait en tête, inlassablement et à chaque fois que j’entendais sa menace de me retrouver prochainement, je tremblais de plus belle et les larmes coulaient à flot. Il m’était impossible de me calmer. Pas avec ce qu’il s’était passé aujourd’hui. S’en était trop. Mon estomac se tordait douloureusement à tel point que j’en avais des crampes. Je l’ai tellement malmené aujourd’hui que mon corps est en train de tirer la sonnette d’alarme.

D’un seul coup, je fus prise d’une violente nausée et je n’eus pas d’autre choix que de sortir précipitamment de la chambre, main devant la bouche pour me précipiter dans la salle de bain. J’étais dans un tel état que mon corps ne le supportait plus. A quatre pattes devant la cuvette des toilettes, je tenais mes cheveux d’une main et je rendais tout mon repas. Chic. Classe. Kieran n’avait pas besoin de subir ma crise de larmes et encore moins d’avoir une femme en train de vomir dans ses toilettes. J’étais vraiment pitoyable, je n’avais pas d’autres mots. Il m’accueillait gentiment chez lui et moi je le repoussais et salissais sa salle de bain. Lorsque j’eus terminé de rendre mon repas, j’attrapais un morceau de papier toilette pour m’essuyer la bouche et je le jetais dans la cuvette pour tirer la chasse d’eau. Mon malaise passé, je refermais le battant et m’adossais contre le mur derrière moi, les genoux remontés, une main sur mon visage et l’autre sur mon ventre. Siobhan au fond du gouffre, on ne pouvait pas espérer mieux comme spectacle.

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MessageSujet: Re: [1287] My home is your home. ⊰ Ft Siobhan Jeu 23 Juil - 22:32



   
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J
e devais avouer que j'étais bien démuni dans cette situation. Cette femme était terrifiée et je savais que je n'avais rien à me reprocher dans l'histoire, que c'était les ravages d'une vie passée sous les coups et pas une peur raisonné envers moi, mais je ne pouvais rien faire. J'étais un homme et par conséquent, j'étais objet d'inquiétude. Je pourrais faire tout ce que je voulais, le moindre geste serait craint, interprété et source d'angoisse et tout ce qu'il fallait maintenant, c'est qu'elle se calme. Le mieux aurait sans doute été que je la laisse seule, que je quitte les lieux et que je la laisse se calmer, mais je ne pouvais pas. Pas quand elle était aussi angoissée. J'avais besoin de la voir, de voir si elle allait mieux ou pas. Ma présence était trop une source d'inquiétude, cependant et après un moment à tenter toute seule de se calmer, elle se leva et prit la fuite.

J
e la suivais assez rapidement, mais en restant loin, juste pour voir où elle allait. Ça n'était clairement pas le moment de sortir, pas alors qu'elle était vêtue d'une unique petite culotte. Mais non, elle se dirigea juste vers la salle de bain, vomissant tout ce qu'elle avait dans l'estomac. En temps normal, j'aurais été avec elle, j'aurais maintenue ses cheveux pendant qu'elle vomissait, j'aurais agi, mais encore une fois, je savais que je ne pouvais rien faire. Ma présence aggravait les choses plus que de raison. Poussant un soupir, je retournais donc dans la chambre où j'allais récupérer mon T-shirt. Celui que je lui avais prêté pour la nuit. Elle aurait peut-être peur que je la touche, mais ça n'était pas une raison pour rester nue. Manquerait plus qu'elle attrape mal avec ça. Non, déjà, notre bébé devait souffrir de cette situation que j'avais provoquée, incapable que j'avais été de maintenir ma bouche et mes mains loin de son corps.

F
aisant une halte dans la cuisine, j'attrapais un verre que je remplissais d'eau, avant de fouiller dans les placards pour trouver un médicament contre la nausée et après avoir vérifié que celui-ci n'était pas interdit aux femmes enceintes, je retournais vers la salle de bain. Elle avait laissé la porte ouverte, bien sûr et je n'eus donc pas à la pousser pour pouvoir la voir. Doucement, je me mis à genou. Elle était elle-même recroquevillée dans son coin. Arriver debout n'était assurément pas une bonne idée. Elle aurait trop peur si je la dominais en taille. Alors une fois par terre, j'approchais doucement, le verre, la boite de médicament et le T-shirt bien en avant. « Je t'apporte juste ça », dis-je, posant le tout à un mètre d'elle, n'avançant pas plus et me reculant lentement. « Tu vas attraper froid si tu restes là comme ça, Siobhan. Je vais... Je vais aller dans la chambre d'Eireen. Je... Je ne t'ennuierais plus. Je suis désolé, Siobhan, la dernière chose au monde que je voulais était de te blesser je... je crois que tu es mieux sans moi dans les parages, alors je vais aller dans la chambre. Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu sais où me trouver mais... » Plus je la regardais, plus j'étais inquiet. Pour elle et pour le bébé. J'étais désespéré de trouver la bonne chose à faire et surtout désespéré que mon acte inconsidéré puisse nuire à la santé de Siobhan et de son bébé. « Je t'en supplie, Siobhan... Tu dois te calmer je... je ne veux pas qu'il vous arrive quelque-chose à toi et au bébé », la suppliais-je avant de baisser les yeux et de reculer jusqu'à quitter complètement la salle de bain.

U
ne fois bien loin, je me levais, prenant lentement la direction de la chambre de ma fille. J'avais merdé. J'avais merdé en beauté, j'avais mis notre bébé en danger de manière inconsidéré, pour une pulsion masculine immature... et je ne pouvais absolument rien faire pour arranger les choses. Au contraire, j'empirais les choses à vouloir être là. Lui tourner le dos pour partir fut la chose la plus difficile à faire. Fermer la porte de la chambre d'Eireen fut une vraie souffrance. Mais devoir aller m'allonger comme si je n'avais pas cette merveilleuse femme en larme dans ma salle de bain était la plus grande torture de tout. J'avais juste tant besoin d'être là pour elle, de la prendre dans mes bras et de lui promettre que ce connard ne lui ferait plus jamais de mal...

N
'y pouvant plus, je me relevais rapidement du lit pour aller ouvrir la fenêtre. J'avais beau avoir été refroidi d'un coup par son comportement, mon corps n'était pas entièrement redescendu lui et la colère combiné me donnait très chaud, me donnant l'impression d'étouffer dans cette petite chambre exigu. Soupirant un bon coup, appuyé contre le cadran de la fenêtre, je passais une main dans mes cheveux, essayant de me calmer, d'oublier ce qu'il se passait dans ma maison, dans ma vie, dans celle de Siobhan. L'air extérieur n'était pas forcément revigorant comme un bon air de montagne, mais il avait le mérite d'être assez frais pour me remettre un peu les idées en place, pour me calmer. Ce type, ce connard finit l'avait brisé et j'avais juste envie de le lui faire payer, mais Siobhan n'avait pas besoin de ça. La violence la terrifiait plus que tout. Je ne devais pas lui imposer ce spectacle-là si elle venait dans la chambre. Je devais rester calme. Alors, pour garder l'esprit occupé et ne pas y penser, je refermais la fenêtre, me préparant pour aller me coucher. J'ôtais donc mes chaussettes et mon pantalon que je posais sur la chaise d'Eireen et me rallongeais au-dessus des couvertures, essayant de trouver le calme dans l'odeur de ma fille sur l'oreiller, de me calmer. M'endormir ? Impossible. Pas tant que je l'entendrais ailleurs que dans ma chambre. Mais je devais essayer d'apaiser mes nerfs et mes pulsions.

S
auf que rester sagement allongé semblait définitivement impossible. Je me levais donc une nouvelle fois, me postant à nouveau à la fenêtre, front sur la vitre et yeux clos. Pourquoi je ne les ai pas senti avant ? Les cicatrices n'étaient pas petites, pas anodines. Pourquoi diable ne les avais-je pas senti quand nous avions couché ensemble ? Pourquoi arrivais-je si bien à me souvenir du grain de sa peau, de son goût sur ma langue, du son de ses gémissements, mais pas de ses cicatrices ?
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MessageSujet: Re: [1287] My home is your home. ⊰ Ft Siobhan Jeu 23 Juil - 23:57

My home is your home
Kieran & Siobhan
A force de m’inquiéter et de me tourmenter à cause des évènements de la journée mon corps tira la sonnette d’alarme. Il était arrivé à bout et j’avais plus qu’intérêt à me calmer si je ne voulais pas avoir des ennuis avec des conséquences terribles. Le fait de rendre mon repas soudainement dans ses toilettes m’avait fait l’effet d’une douche froide et je dois dire que ça m’avait légèrement calmée. Si mon corps n’allait pas bien alors mon bébé non plus et je ne pouvais pas me permettre de mettre sa vie en danger. Il était hors de question qu’il subisse les conséquences de mon propre traumatisme. Il n’était pas encore né, il n’avait rien à voir avec tout ça. Je devais le préserver avant que les conséquences de ma faiblesse ne soient irréversibles. Je n’avais pas le droit de mettre ses jours en danger, surtout pas alors que Kieran comptait tant sur ce petit être en moi. De toute manière, moi-même je ne supporterais pas de le perdre. Alors pour sa vie, pour sa propre sécurité, je devais me calmer. Ce genre de motivation était assez efficace. Assise contre le mur de la salle de bain, ma respiration était revenue à la normale, mes larmes avaient cessé de couler. Mes vomissements avaient été un véritable électrochoc et j’avais réussi à comprendre le message que mon corps m’avait envoyé. Si je continuais à me morfondre toute la nuit, mon bébé en subirait les conséquences et cela était inenvisageable.

Je tentais d’inspirer et d’expirer profondément pour essayer de me détendre alors que j’avais encore les yeux tous rouges et gonflés par les larmes. Mais ça allait déjà mieux. Je me devais d’aller mieux pour lui, pour mon enfant. Je n’avais pas le droit de mettre égoïstement sa vie en danger. J’avais mes deux mains sur mon ventre, m’excusant intérieurement sans cesse auprès de mon bébé de le faire souffrir ainsi, les yeux dans le vague quand j’aperçus une silhouette du coin de l’œil. Je n’avais pas besoin de tourner la tête dans sa direction pour savoir de qui il s’agissait mais je le fis quand même. Kieran s’agenouilla par terre, déposant devant moi le t-shirt qui me servait de pyjama, un verre d’eau et une boite de médicaments. J’y jetais un rapide coup d’œil avant de reporter mon attention vers lui sans rien dire. Ma mâchoire était crispée de toute manière, impossible d’ouvrir la bouche. Il affirma que j’allais attraper froid ainsi vêtue et qu’il allait dormir dans la chambre de sa nièce. Il s’excusa de m’avoir blessée, notifiant que c’était la dernière chose au monde qu’il voulait me faire. Il ajouta que je me sentirais mieux sans lui, c’était la raison pour laquelle il allait me quitter pour rejoindre sa chambre. Il termina sur le fait que je savais où le trouver si j’avais le moindre problème mais il se coupa dans sa phrase. Finalement, il me supplia de me calmer pour éviter qu’il ne nous arrive quelque chose, à moi ou au bébé. C’est exactement ce que je me disais. Je me contentais de hocher la tête pour toute réponse. Je ne voyais pas quoi dire de toute façon. Et puis il disparut de mon champ de vision.

Une fois seule, je soupirais un grand coup, allongeant mes jambes devant moi. J’attrapais le t-shirt pour l’enfiler parce que je commençais effectivement à avoir froid maintenant. Je frottais mes bras quelques instants, profitant du calme pour remettre mes pensées en ordre. Pas que l’ambiance ait été bruyante, mais avec mes pleurs et les hurlements qui retentissaient dans ma tête précédemment, c’était difficile de se concentrer. Mais à présent, j’entendais de nouveau ce silence apaisant et lourd en même temps. Cette solitude était revenue. Pesante et glaciale. Je fermais les yeux un instant, me vidant la tête. J’attrapais le verre d’eau pour en boire quelques gorgées et je me relevais en ramassant la boite de comprimés pour poser le tout sur le lavabo. J’y posais mes mains avant de regarder mon horrible reflet dans le miroir. Dans mon état actuel, vu la tête que j’ai, je pourrais faire peur à n’importe qui, mon dieu… Ne supportant plus ce que je voyais, je récupérais ma brosse à dent et du dentifrice pour me laver les dents et pour m’enlever cet arrière gout abominable que j’avais dans la bouche. Je ne touchais pas aux médicaments, je n’en avais pas besoin. J’ai connu bien pire dans ma vie et je m’en suis toujours sortie sans me droguer avec des cachets.

Je finis par quitter la salle de bain et en traversant son mini salon, je ressentis alors un grand vide. Je croisais les bras et me dirigeais rapidement vers sa chambre, refermant la porte derrière moi. Mais l’impression de solitude, dans cette pièce finalement inconnue n’en était que plus grande. Je me sentais réellement oppressée par le vide autour de moi aussi paradoxal que cela pouvait paraitre. Je restais un moment debout devant le lit, frottant mes bras. Je n’étais pas rassurée dans cet espace que je ne connaissais pas. Kieran ne m’avait pas quittée une seule fois depuis que j’avais mis les pieds dans son appartement. A part quand j’étais allée prendre ma douche, pas une fois il ne m’avait laissée seule dans son espace à lui. Sa présence me manquait. Son absence se faisait atrocement ressentir. Depuis le début de la soirée, depuis que j’étais arrivée chez lui… Non, depuis que j’avais revu Noah, j’avais ce besoin de contact, ce besoin d’avoir une présence rassurante à côté de moi. Ce sentiment était totalement contradictoire avec ce qu’il s’était passé quelques minutes plus tôt, mais à présent, je ne supportais plus d’être seule dans un espace inconnu sans le moindre repère. J’avais besoin de lui. Siobhan ou la femme girouette.

Alors après d’intenses réflexions, je quittais ma chambre pour me diriger vers la porte de celle où se trouvait Kieran. Je restais derrière quelques minutes, hésitant encore à le déranger. Et si jamais il ne veut pas ? Et si je le dérange ? Et s’il dort déjà ? Toutes ces questions furent balayées alors que je posais déjà doucement ma main sur la poignée pour l’ouvrir. La lumière de la pièce principale éclairait alors légèrement cette chambre et je le vis au fond de la pièce, face à la fenêtre. J’avançais alors, au départ hésitante puis plus rapidement ensuite, jusqu’à lui pour poser mon visage contre son dos et passer mes bras autour de sa taille. Je le serrais fort contre moi comme pour m’assurer qu’il était vraiment là. « Je vais encore t’embêter et j’en suis sincèrement désolée. » Je n’ai pas arrêté de la soirée, le pauvre. « Mais, est-ce que tu veux bien… Dormir avec moi ? S’il te plait. » Le ton de ma voix était limite suppliant tant j’avais réellement besoin qu’il accepte. N’étant pas chez moi, il me serait impossible de fermer l’œil de la nuit si je dors seule. Encore une fois, j’avais besoin de lui.

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MessageSujet: Re: [1287] My home is your home. ⊰ Ft Siobhan Mar 28 Juil - 15:31



   
   Siobhan & Kieran
   My home is your home.

P
erdu dans mes pensées, j'en fus tiré par la chaleur de Siobhan contre mon corps, lorsqu'elle posa son front contre mon dos et passa ses bras autour de ma taille. Bien que je ne sache comment réagir, mon corps, lui, fit un mouvement de lui-même, posant une de mes mains sur les siennes, caressant le dos de sa main avec mon pouce, alors que je ne bougeais pas, redressant juste à peine la tête pour ne plus avoir mon propre front en appuie sur le carreau glacé. Et elle resserra sa prise autour de moi.

P
uis tout d'un coup, elle parla, m'avouant qu'elle allait encore ''m'embêter'' et qu'elle en était désolée. « Tout ce que tu veux », soufflais-je en réponse, caressant sa main avec douceur, sans pour autant faire le moindre geste pour me retourner ou pour la regarder. J'avais peur. Peur qu'un mouvement la fasse fuir ou disparaître. Comme si mon esprit avait inventé son image, sa chaleur et la douceur de sa voix dans mon dos, mirage destiné à me briser le cœur quand elle s'évanouirait et que je réaliserais qu'elle était toujours dans ma chambre... ou pire, partie... « Ne le sois pas. Jamais. » Elle n'avait pas à être désolé avec moi. En aucune façon. Elle avait souffert, elle en portait les séquelles physiques et psychologiques. C'était à moi de prendre mes précautions avec elle, pas à elle de se sentir coupable de ce qu'elle subissait quotidiennement au contact des hommes. La journée avait été éprouvante, le retour de ce salopard n'avait rien arrangé. Comment lui en vouloir d'avoir besoin de réconfort, mais de souffrir du passé ? Moi je ne pouvais pas, en tout cas. Je ne pouvais qu'imaginer combien c'était une position difficile à tenir et c'était déjà insupportable, alors vivre avec ça au quotidien... Cette femme était définitivement l'une des plus fortes que je n'avais jamais rencontré et mon admiration ne s'en faisait que grandissante. Elle cachait si bien ses plaies et ses fêlures. Même si j'aurais aimé qu'elle ne le fasse pas, qu'elle me fasse assez confiance pour partager avec moi ce qu'elle ressentait, que je puisse trouver comment l'apaiser, je ne pouvais qu'admirer comment elle avait su se reprendre en main et devenir cette femme qu'elle était maintenant.

E
lle demanda alors. Une demande des plus surprenantes après ce qu'il venait de se passer. Elle voulait que je dorme avec elle. Je sentais l'urgence dans sa voix, la supplique, le besoin. Elle était inquiète à l'idée de dormir seule, d'être seule, tout simplement. Je souris doucement, tendrement, avant de hocher la tête. « Tout ce que tu voudras », poursuivis-je sans lever la voix plus haut, avant de me tourner lentement dans ses bras, gardant une de ses mains dans la mienne. Ayant enfin son visage en vue, je plongeais dans son regard, cherchant la confirmation dans ses yeux d'une demande que je savais déjà mûrement réfléchie et espéré. Après son malaise de tout à l'heure, elle ne me l'aurait jamais demandé si elle n'en avait aucun besoin. Je voulais juste vérifier dans ses yeux que la peur était juste d'être seule et d'avoir un refus de ma part et pas que je lui dise oui. « J'ai juste... J'ai juste besoin d'un peu de temps... dans la salle de bain », précisais-je doucement, réalisant que notre étreinte avortée n'avait pas été sans conséquence et que j'étais... dirons-nous plutôt sale.

J
a prenant par la main, je la conduisis dans ma chambre, récupérant un T-shirt et un boxer propre avant de me tourner de nouveau vers elle. « Je reviens vite », promis-je avant de la quitter pour rejoindre la salle de bain. Je posais mes affaires sur le lavabo, enlevant mon sous-vêtement pour le mettre au sale et plonger sous la douche. Avec Eireen, j'avais plus que l'habitude des douches rapides. Les adolescentes et leur manie d'accaparer la salle de bain du réveil jusqu'au départ... Mieux valait se lever avant elle, prendre immédiatement sa douche le matin et foncer préparer le petit-déjeuner avant qu'elle ne se réveille, n'avale un truc et ne monopolise l'endroit. Je me permis tout de même un peu de temps, juste un peu, pour rassembler mes idées et calmer mes ardeurs. Ma peau s'était irrémédiablement couverte de frissons lorsqu'elle m'avait enlacé et je ne pouvais pas me permettre que cela se reproduise. Je devais absolument ne pas penser à ce qu'elle me faisait ressentir. L'avoir dans mes bras ne devait pas me faire oublier tout le mal que mon toucher lui avait fait. Je devais me focaliser sur ça et pas sur le feu qui m'avait pris au corps quand elle m'avait demandé de la prendre. Prends-moi... Même au simple souvenir de ses mots, je m'enflammais comme si elle venait tout juste de les prononcer. Son regard fiévreux, sa bouche rougies par mes baisers... Tout cela réveillait en moi ce besoin de corps à corps que je n'avais pas assouvi depuis trop longtemps. Cette soif d'elle qui ne s'était pas tarit par l'étreinte qui avait conçu notre enfant. La douleur était trop intense, le besoin trop viscérale et je ne pouvais pas permettre à mon corps de l'exprimer à nouveau quand je serais contre elle.

M
e mordant la lèvre, tentant de résister à la tentation, je me maudis à l'idée de vouloir craquer et assouvir seul ce besoin que le désir avait fait monter sans l'assouvir. Retenant de justesse un grognement de frustration, je tournais furieusement le bouton d'eau chaude, la coupant brutalement, serrant les dents quand l'eau froide acheva de calmer mes ardeurs. Je terminais donc ma douche à l'eau glacée, avant de sortir pour me sécher, enfiler boxer et T-shirt et retourner auprès de Siobhan. « ça va ? », lui demandais-je doucement, ne sachant trop comment me placer. Elle voulait que je dorme avec elle, certes, mais après la brutalité avec laquelle elle avait pris le fait que je touche son dos, je devais avouer que j'appréhendais grandement de prendre place dans le lit si elle ne m'imposait pas la position qu'elle estimerait sauve et acceptable...
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MessageSujet: Re: [1287] My home is your home. ⊰ Ft Siobhan Mar 28 Juil - 17:02

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Kieran & Siobhan
J’avais beau l’avoir repoussé quelques minutes plus tôt, je ressentais ce besoin de le sentir quand même près de moi. En cette fin de journée compliquée et riche en émotions, je me sentais incapable de rester seule bien longtemps. J’avais besoin d’une présence rassurante à mes côtés. Je ne voulais pas me sentir seule, pas ici, pas dans cet endroit que je ne connaissais pas. J’avais besoin de lui pour me tenir compagnie, pour me sentir bien malgré tout. Il avait été là pour moi face à Noah, il m’avait gentiment hébergée chez lui alors que j’étais angoissée de retourner chez moi. Il avait tant fait pour moi en si peu de temps, qu’il était réellement la présence rassurante dont j’avais besoin, en dépit de cet incident de parcours d’il y a quelques minutes. Il ne pouvait pas deviner qu’il ne fallait pas me toucher le dos. Non, je n’aurais simplement pas dû lui sauter dessus comme je l’avais fait sur le canapé. Tout ce qu’il s’était passé pendant le film était entièrement ma faute et tout ce qui en découlait également. Si je m’étais tenue tranquille, on n’en serait pas là. Ça m’apprendra à jouer avec le feu, à force on se brûle.

Je me sentais vraiment mal de venir le trouver parce que j’avais encore besoin de lui alors que je l’avais repoussé sans ménagement. Il va me prendre pour une girouette qui ne sait pas ce qu’elle veut. Je m’étais excusée de venir l’embêter parce que décidément je ne faisais que ça avec lui. Je lui pourrissais la soirée quoi que je fasse. Cependant, il me répéta pour la énième fois de ne pas m’excuser. Je n’y peux rien, c’est automatique. Je me sens toujours coupable, quoi que je fasse, surtout quand ça blesse quelqu’un – ce qui est normal en soi. Et puis, je lui avais demandé. Je lui avais demandé de me tenir compagnie cette nuit, de dormir avec moi. J’en avais réellement besoin parce que seule il me serait impossible de fermer l’œil de la nuit. Je ne voulais pas rester seule dans une grande pièce, dans un grand lit, dans un appartement inconnu. Et à mon grand soulagement, il accepta tout en se tournant dans mes bras pour me faire face, m’obligeant ainsi à le lâcher mais il garda l’une de mes mains dans la sienne. Je devais avoir l’air tellement désespéré et chamboulé, je devais vraiment faire peur.

Il avait accepté mais avant, il voulait passer un peu de temps dans la salle de bain. « Oh oui, bien sûr. » C’est vrai qu’il n’avait pas encore pris sa douche. Alors il était normal qu’il souhaite y aller avant de se coucher. On dort mieux après une bonne douche. Me prenant par la main, il me conduisit jusque dans sa chambre avant de prendre des affaires de rechange pour lui. Enfin, il se tourna vers moi, m’assurant qu’il ferait vite. J’acquiesçais simplement d’un signe de tête alors que je posais mes mains sur mes bras pour les frotter légèrement. Je commençais à avoir froid maintenant. Quand il fut parti, je ressentis de nouveau ce vide oppressant tout autour de moi et l’angoisse me regagnait de nouveau. Bon sang. Je fis quelques pas dans la pièce pour tenter de me calmer mais ça ne fonctionnait pas vraiment. Je m’asseyais sur le lit, en plein milieu mais ça n’était pas mieux. Ce lit était bien trop grand pour moi toute seule alors je décidais finalement de rester debout et de marcher dans la pièce en chantant une chanson dans ma tête pour me calmer. Je tournais en rond, je zigzaguais mais je ne restais jamais en place. Dès que je m’arrêtais, je me sentais oppressée par ce vide immense.

Après des minutes qui me parurent durer une éternité, il apparut enfin et entra dans la chambre me demandant comment j’allais. Je cessais alors mes mouvements frénétiques pour le regarder. « Mieux, maintenant. » Sa présence avait le don de réchauffer la pièce et d’anéantir ce sentiment pesant de solitude. Bien, il était temps de se mettre au lit à présent, même si je ne me sentais absolument pas fatiguée pour le moment tant les événements récents avaient été chaotiques. Et puis, après ce qu’il s’était passé, je supposais qu’il attendait que je lui dise quoi faire ? Pour ne pas me brusquer ou me faire peur encore, j'imagine. Alors je m’approchais de lui pour lui saisir le bras et l’attirer d’un côté du lit. Mais lorsque ma peau entra en contact avec la sienne, je ne pus m’empêcher de constater à quel point il était gelé. Surprise, une réflexion sortit de ma bouche par réflexe. « Oh, tu n’avais plus d’eau chaude ? » Est-ce que j’ai tout utilisé ? « Désolée si j’ai tout… pris… » Mais à peine avais-je terminé ma phrase qu’une autre explication me vint en tête. Une explication bien plus logique aux vues des circonstances précédentes. A tel point que ma réflexion précédente me parut totalement stupide. J’entrouvris la bouche puis me mordis la lèvre en réalisant qu’encore une fois c’était de ma faute. C’est toujours de ta faute. Encore une fois, si je ne m’étais pas jetée sur lui en lui demandant explicitement de me prendre, on n’en serait pas là. Et il n’aurait pas eu besoin de prendre une douche glaciale pour calmer ses ardeurs. A cause de moi, il va sans doute tomber malade… Bravo ! La culpabilité de tout à l’heure, déjà bien présence, n’en demeura que plus grande. Je baissais la tête en soupirant et en passant une main dans mes cheveux. « Je suis vraiment, vraiment, vraiment désolée… » …De t’avoir laissé en plan.

Je ne pouvais pas le laisser comme ça sans la moindre explication. Il devait comprendre pourquoi j’avais réagi aussi violemment. Je lui devais bien ça. Alors je relevais la tête vers lui, en proie à une lutte intense contre moi-même. C’est contre mes principes de montrer ça à qui que ce soit. Mais après tout ce qu’il s’est passé, il a bien le droit de comprendre non ? Seigneur qu’est-ce que je fais ? S’il constate l’ampleur des dégâts de ses propres yeux, ça lui permettra de comprendre ma réaction, non ? Bon sang… Je montais sur le lit pour m’y agenouiller et je tirais sur son bras pour qu’il vienne s’y asseoir aussi. Je restais en face de lui, mains sur mes genoux. « Je n’ai jamais montré ça à personne. Mais… par pitié, promets-moi que tu ne toucheras pas. » Il l’avait déjà effleuré une fois. Une fois de trop. Je ne pourrais pas tolérer qu’il recommence. Je pris une profonde inspiration avant de me tourner pour m’asseoir dos à lui. Doucement, j’attrapais le bord de mon t-shirt pour le relever et le passer par-dessus ma tête pour l’enlever. Mes cheveux étant toujours dans mon dos, il ne pouvait rien voir. Pour le moment. Fermant les yeux et priant pour qu’il ne fasse rien, j’attrapais tous mes cheveux d’une main pour les passer devant moi, par-dessus mon épaule, libérant ainsi complètement mon dos ravagé… Je baissais alors la tête, retenant mes larmes que je sentais de nouveau affluer dans mes yeux et je serrais mes cheveux et le t-shirt entre mes mains.

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MessageSujet: Re: [1287] My home is your home. ⊰ Ft Siobhan Ven 31 Juil - 23:59



   
   Siobhan & Kieran
   My home is your home.

J
'avais demandé à Siobhan comment elle allait dès que j'étais entré dans la pièce, ayant noté qu'elle s'était brusquement arrêté... probablement de faire les cent pas. Elle avait souvent tendance à le faire quand elle était stressée. Occupée ses jambes pour vider son esprit. Pas très efficace en général, mais j'avais vite renoncé à le lui souligner. Siobhan dans cet état là au boulot était une Siobhan à qui on ne parlait pas. Mieux valait attendre qu'elle vienne une fois calmée. Mais pas là. Là, j'avais besoin de savoir comment elle allait. Comment allait le bébé. Elle m'assura qu'elle allait mieux maintenant et je ne su trop si elle voulait dire ''par rapport à tout à l'heure devant les toilettes'' ou ''par rapport à quand j'étais dans la salle de bain''. Je serrais les dents. Je n'avais pas le droit de penser à ça. Elle n'avait pas besoin de ça. Elle avait juste besoin d'un ami qui la tienne dans ses bras pendant qu'elle dormirait. Qu'importe ce que voulait dire le reste...

M
e voyant hésiter, elle s'approcha pour prendre mon bras et m'emmener vers le lit, mais sursauta presque lorsque sa peau rencontra la mienne, sans doute encore gelée. Elle s'étonna, demandant si je n'avais plus d'eau chaude, s'excusant d'avoir tout pris, avant de comprendre, de saisir l'autre raison qui pouvait pousser un homme à prendre une douche froide et de réaliser que c'était aussi une solution probable, presque certaines, même... Elle s'excusa alors encore mille fois, disant qu'elle était vraiment très désolée. J'avais clairement entendu le sous-entendu 'de t'avoir laissé en plan' qu'elle n'avait pas été capable de prononcer et j'eus un sourire en coin. « Ne le sois pas... » J'allais dire que ça n'était pas important, qu'entre les factures payées en retard au début de ma vie de 'papa célibataire' et les frustrations, les douches froides ne m'étaient pas étrangères. Qu'en ma qualité d'irlandais pure souche, le froid ne me faisait pas peur. Que cela faisait longtemps que je n'avais pas eu une telle frustration et que c'était amusant qu'elle en soit la fautive, mais je me mordis finalement la lèvre. Elle m'avait tout de même laissé en plan après m'avoir excité comme je ne l'avais pas été depuis un moment alors... « En fait si, tu devrais te sentir un petit peu coupable parce que ça n'est pas très gentil de faire ça à un homme », dis-je avec un sourire amusé. « Mais ça n'est pas un drame Siobhan. Je te le promets. Certaines de mes ex's ont fait bien pire et pour des raisons bien moins justifiées. » C'était bien ça le problème quand vos relations intimes se limitaient à des relations sexuelles occasionnelles. Vous ne saviez jamais vraiment sur quoi vous tombiez et des allumeuses en puissance, capable de vous laisser tomber au pire moment, il y en avait pas mal dans les bars... ou dans les amis des amis qu'on pouvait vous présenter.

D
oucement, elle monta sur le lit, avant de me tirer vers l'avant pour que je vienne m'y asseoir à mon tour. Ce que je fis. Elle m'avoua n'avoir jamais montré ça à personne, son dos, je supposais. J'en eus la confirmation quand elle me supplia de ne pas toucher. Je hochais la tête en silence. Jamais si elle ne m'y autorisait pas. J'avais vu sa réaction. Je n'avais pas envie de la mettre à nouveau dans cet état. Elle changea de position, me tournant le dos, ôtant lentement le T-shirt qu'elle portait. Pendant un instant, je ne vis pas tout. Seulement le bas de son dos, couvert de petites cicatrices, parsemé tel un coussin qui aurait été massacré par un chat. L'image fut encore plus flagrante quand elle repoussa ses cheveux sur une de ses épaules, révélant le haut de son dos, ayant clairement subi de plein fouet les coups de ce salopard indigne. Ne pas toucher son dos fut dur. Rester impassible et calme le fut encore plus. Son dos était totalement ravagé par les blessures qui lui avaient été infligés. Certaines cicatrices étaient fines et à peine visible si on n'y prêtait pas garde, mais la plupart étaient grossières, mal dessinées, mal soignées aussi, sans doute et certaines avaient des formes si différentes d'un bout à l'autre que je ne doutais pas que des coups avaient plu dessus et rouvert les plaies à peine cicatrisés pour ne les rendre que plus déformées et infâmes.

J
'inspirais et expirais plusieurs fois, observant les plaies, les mémorisant autant que possible. « Siobhan, je... Je suis tellement désolé que tu aies eu à vivre ça », soufflais-je, décidant de ne me concentrer que sur elle, d'oublier cet ordure autant que possible et de ne voir qu'elle. Elle et son traumatisme. Elle et ses peurs. Elle et notre bébé. Je me levais doucement, contournant pour me mettre face à elle, évitant de regarder ses magnifiques seins blancs pour me concentrer sur son visage et ses yeux si apeurés. « Personne et certainement pas toi ne mérite ce genre de traitement... Je... Siobhan, ça n'est pas toi... » Doucement, je posais mes mains sur ses joues, levant son visage vers moi, pour qu'elle me regarde dans les yeux. « Ces cicatrices, ce passé, il fait parti de toi, de ton histoire, mais ça n'est pas ce qui te définit. Il t'as détruite par le passé, je le vois dans tes yeux et ça me peine au plus haut point, mais... ne le laisse pas te faire ne devenir que ça. Que cette fille sous son emprise s'excusant pour l'invasion de l'Indochine par les français. Ne le laisse pas ruiner tout ce que tu as fait après lui. Tu es forte Siobhan. Tu as su te relever, devenir plus forte. Ne me dis pas non, je te vois tous les jours depuis quatre ans. Je sais qui tu es maintenant. Je connais parfaitement la femme forte et déterminée que tu es aujourd'hui. Même si je suis en colère contre lui, contre ce qu'il t'as fait, je te suis reconnaissant d'avoir partagé cette partie de ton histoire avec moi, mais je te le jure, tu n'es plus cette fille-là et tu ne le laisseras pas te ruiner à nouveau de la sorte. Il est hors de question que je le laisse faire, que je te laisse retomber là-dedans. Je te le promets, je ne te ferais jamais de mal, Siobhan. Je suis là pour toi, pour te protéger et pour te soutenir, quoi qu'il arrive. » Je n'avais aucune intention de la laisser tomber ou d'agir comme ce salopard. Elle méritait cent fois mieux. Elle méritait qu'on l'aime, qu'on la respecte et qu'on la soutienne...
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MessageSujet: Re: [1287] My home is your home. ⊰ Ft Siobhan Ven 14 Aoû - 23:47

My home is your home
Kieran & Siobhan
C’est incroyable à quel point je pouvais être stupide par moment. Je ne voyais même pas l’évidence alors qu’elle sautait aux yeux. Mes parents m’avaient longtemps assuré quand j’étais jeune que ma naïveté me perdrait un jour. Cela a failli arriver une fois. Depuis, j’essayais de faire des efforts et je pensais avoir dépassé ce défaut, je pensais m’en être débarrassé. Mais une fois de plus, je me suis trompée. J’avais stupidement cru que Kieran était gelé parce que j’avais utilisé toute l’eau chaude. Ça aurait pu être le cas. Certains appartements sont dépourvus d’eau chaude illimitée. Mais dans le cas présent, ce n’était pas pour cette raison. J’étais pleinement fautive de cette douche froide qu’il avait dû s’infliger. Tout était toujours de ma faute. Tout le temps. C’est une des choses qui a fini par s’ancrer dans ma tête. Quoi que je fasse, quoi qu’il se passe, c’était toujours de ma faute, que je le veuille ou non. Au fil des années, j’avais plutôt bien assimilé ce fait. Aujourd’hui encore, je constatais à quel point c’était vrai. J’étais désolée, réellement. Je ne savais pas quoi faire de plus pour m’excuser à part lui dire que j’étais vraiment, profondément désolée. Je me sentais tellement honteuse… Pourtant, il se mit à sourire en me demandant de ne pas l’être. Cependant, la culpabilité me rongeait trop pour y faire abstraction. Moi, tout ce que je pouvais faire, c’était baisser la tête tellement je me sentais mal.

Il reprit la parole finalement, affirmant qu’en fait, je devais forcément me sentir coupable pour ce que j’avais fait, parce que ce n’était pas le genre de chose à faire à un homme… Dans un soupir, mes épaules se baissèrent encore plus et je fermais les yeux, tête baissée. Bien sûr que je me sentais coupable. Je crois que je ne me suis jamais retrouvée dans une situation plus gênante que celle-là. Mais il ajouta rapidement que ce n’était pas un drame et que certaines de ses ex avaient fait bien pire. Mon dieu le pauvre. Je me sentais encore plus mal. Comment peut-on lui faire quoi que ce soit de mal alors qu’il est super gentil… Enfin, je suis mal placée pour dire quoi que ce soit en fait, vu ce que je lui ai fait. Je relevais la tête pour le regarder, toute la peine du monde dans les yeux et les lèvres tremblantes. « Je suis réellement, sincèrement et profondément désolée… » Pour ce que j’ai fait mais également pour ce qu’il a pu subir par le passé. Le pauvre…

Alors pour tenter de me faire pardonner et pour lui permettre de comprendre ma réaction sans doute excessive, j’avais réalisé l’impensable. Pour la première fois de ma vie, j’avais osé montrer mon dos ravagé à quelqu’un. Moi qui avais pris soin depuis des années à cacher mon dos de la vue de tous. Moi qui avais mis un point d’honneur à cacher ces horreurs qui recouvraient mon dos. Jamais de maillot de bain, jamais de dos nu l’été, les cheveux toujours longs. Bref, j’avais appris au fil du temps à dissimuler ces marques immondes pour que jamais personne ne les remarque. Je n’aurais jamais cru les montrer à quelqu’un un jour. Et pourtant, me voilà assise sur son lit, son t-shirt serré entre mes doigts crispés et le dos nu à sa vue. Je me sentais mal, terriblement mal. Je me sentais vulnérable, comme si j’étais mise à nue devant des dizaines d’inconnus. J’avais l’impression qu’une éternité s’était écoulée avant qu’il ne prenne la parole pour exprimer à quel point il était désolé pour moi, pour ce que j’avais vécu. L’instant d’après, je le sentis se lever du lit et automatiquement, je resserrais mon étreinte autour de ce t-shirt que je tenais déjà fermement entre mes doigts. Arrivé en face de moi, il affirma que personne ne méritait ce genre de traitement et surtout pas moi, ajoutant que ce n’était pas moi. Comment ça ? De quoi parle-t-il ? Qu’est-ce qui n’est pas moi ?

Je n’eus pas le temps de me poser plus de questions que je sentis ses mains sur mes joues et mon visage se retrouva en face du sien. J’avais les larmes au bord des yeux depuis que j’avais retiré son t-shirt et je me sentais toujours au plus mal. Mais je tentais de me concentrer sur son regard. Il parla alors sans s’arrêter, affirmant que ces cicatrices et ce passé faisaient partie de moi mais qu’ils n’étaient pas ce qui me définissait. Il avait de la peine pour moi, mais selon lui, je ne devais pas n’être que ça, que cette fille brisée par la vie. Selon lui, j’étais une femme forte, parce qu’il l’avait constaté pendant quatre ans. Il ajouta que même s’il était en colère contre Noah, il était reconnaissant que je partage mon histoire avec lui. Cependant, il ne voulait pas que je redevienne cette femme apeurée que j’étais auparavant parce qu’il ne me laisserait pas faire. Enfin, il termina sur le fait qu’il ne me ferait jamais de mal, qu’il était là pour moi, pour me protéger et me soutenir quoi qu’il se passe. Je l’avais écouté attentivement tout du long, sans jamais l’interrompre et lorsqu’il eut fini, sans que je ne contrôle quoi que ce soit, je me retrouvais pendue à son cou, le serrant contre moi. Comment peut-on se montrer aussi gentil ? Aussi attentionné ? On est juste des collègues bon sang, alors pourquoi agit-il comme ça ? « Merci. » Avais-je lancé, la voix tremblante.

Après quelques minutes, je me reculais finalement, le regardant avec les yeux rouges et posant mes mains sur ses épaules. Ma nature méfiante reprit alors le dessus. « Mais pourquoi ? Pourquoi tu fais tout ça ? Pourquoi tu es aussi gentil ? Pourquoi tu… » Je ne trouvais même pas mes mots pour terminer ma phrase tellement j’étais perdue. Ça fait quatre ans qu’on travaille ensemble, on a toujours bien fonctionnés tous les deux. Il a toujours été agréable, mais comme un collègue de travail. Alors pourquoi ça change maintenant ? Pourquoi se montre-t-il aussi avenant tout d’un coup ? Peut-être parce que tu portes son enfant Siobhan. La raison semblait logique, pourtant ma paranoïa m’obstruait complètement la vue. Et ses paroles me revenaient en tête. Je ne suis plus cette fille. Non. C’est juste que le fait de le revoir m’a remémoré des choses que j’avais longtemps tenté d’enfouir… Lentement, je baissais la tête et lâchais ses épaules. Je remarquais au passage que j’étais toujours à moitié nue alors je remis rapidement le t-shirt qu’il m’avait prêté. Ça suffit l’exhibitionnisme.

De nouveau correctement assise sur le lit, je croisais les jambes pour m’installer en tailleur et je baissais la tête vers mes mains qui ne parvenaient plus à rester tranquille. « J’ai fait beaucoup d’effort pour m’en remettre, c’est vrai. J’ai beaucoup pris sur moi au fil des années. Mais il y a des choses que je ne supporte toujours pas. C’est plus fort que moi. Je… Je n’aime pas qu’on hausse le ton, je n’aime pas voir quelqu’un s’énerver, j-je n’aime pas qu’on me touche, en particulier mon dos… J’ai beau faire tous les efforts du monde, il y a certaines choses que je ne parviens pas à oublier ou que je n’arrive pas à supporter. » Je m’arrêtais quelques secondes avant de relever la tête vers lui. « Je ne suis plus cette fille-là. Non. Parce qu’il ne faisait plus partie de ma vie. Mais… Le revoir… Là… » Ma voix se mit à trembler au fur et à mesure que je parlais, jusqu’à ce que finalement des sanglots s’échappent de ma bouche sans que je ne les contrôle. « Je… J’ai peur… » Sauf que ce n’est pas tout à fait pour moi que j’ai peur. Mais pour mon bébé.

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MessageSujet: Re: [1287] My home is your home. ⊰ Ft Siobhan Mar 18 Aoû - 1:58



   
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   My home is your home.

J
e devais me faire une raison. Je ne devais pas utiliser les blagues moralisatrices avec elle. Elle avait été bien trop traumatisée par des années de reproches et de violences. Elle était visiblement incapable de s'entendre dire qu'elle était coupable de quelque-chose sans le penser réellement. Bon sang, j'étais certain que si je lui reprochais la guerre sanglante entre les indépendantistes irlandais et la couronne britannique, elle s'excuserait en pensant réellement en être coupable d'une certaine façon. Cette femme... « Hey ! », soufflais-je doucement. « Arrêtes de t'excuser pour des choses pour lesquelles tu n'es pas responsable, d'accord. »

E
lle décida ensuite de me montrer ses cicatrices. Les marques déchirant son dos et expliquant pourquoi elle avait été prise d'une telle panique quand j'avais touché cette partie de son anatomie. J'étais furieux contre cet homme qui l'avait tant brisée, mais aussi extrêmement reconnaissant à cette femme de partager avec moi cette partie sinistre et douloureuse de sa vie. Il lui fallait du courage et une grande confiance, pour me montrer cela. C'est pourquoi je devais rester calme. C'est pourquoi je devais la faire passer en priorité et agir de façon à ne pas l'effrayer. Je devais lui faire comprendre. Son dos était un souvenir du passé, une marque indélébile de ce qui avait fait une partie d'elle, mais elle n'était pas que cette femme blessée et brisée. Elle n'était pas qu'une femme battue. Elle n'était même plus ça. Elle devait comprendre comment moi je la voyais et ce que moi je ferais pour elle désormais, toujours. J'allais avoir un enfant avec elle. J'allais donc passer ma vie à la soutenir et à l'épauler. Je n'étais peut-être pas destiné à vivre quelque-chose de plus intime avec elle, mais qu'importe. Nous allions avoir un enfant et cela nous lierait toujours l'un à l'autre. Alors j'allais être cet ami, cette personne de confiance dont elle avait besoin. J'allais l'être jusqu'à la fin des temps, parce que je serais le père de son enfant jusqu'à la fin des temps.

E
lle se jeta soudainement à mon cou, me remerciant, la voix tremblante, l'inquiétude encore bien présente. Ne sachant trop ou placer mes mains pour ne pas l'inquiéter, je me contentais d'en poser une sur le lit, l'autre sur mon propre genou, la laissant me prendre dans ses bras autant qu'elle en avait besoin. Je pouvais sentir sa poitrine nue contre mon torse à travers mon propre T-shirt, celui qu'elle avait mis en barrière entre mes yeux et ses seins tombé sur ses genoux dans la manœuvre et me forçait à garder les yeux sur le mur ou sur ses cheveux, sachant que si je regardais plus bas, je ne pourrais m'empêcher de sentir ma peau se réchauffer d'un coup. C'était loin d'être le moment et elle était bien trop stressée pour supporter ma faiblesse d'homme.

E
lle finit par reculer, posant ses mains sur mes épaules, soudainement méfiante. Elle me demanda ce qui pouvait amener autant de gentillesse de ma part. Je souris, presque amusé par la question. « Tu ne devines donc pas ? », soufflais-je avec un sourire. « Tu portes mon enfant, Siobhan. Tu portes mon bébé et tu as décidé de le garder et de m'en parler et tu sais que je serais incapable d'abandonner cet enfant. Et cet enfant aura toujours besoin de sa mère. Alors jusqu'à mon dernier souffle, je prendrais soin de toi et de cet enfant, parce que c'est ce que je suis censé être dans vos vies. Un ami sur qui tu peux compter et un père qui pensera toujours au bonheur de ses enfants avant le sien. » C'était le fondement de tout. Je n'allais pas mentir là-dessus, mais ça n'était pas tout, bien sûr. Parce que je ne la voyais juste plus que comme juste une collègue de boulot dont je pourrais devenir l'ami... « Cette nuit-là toi et moi, les discussions qu'on a eus avant de... faire un bébé... », dis-je en baissant les yeux. « Je te vois différemment, Siobhan. Tu n'es plus juste une collègue. Je n'ai pas envie de devenir ton ami juste parce que nous allons avoir un enfant. Je veux être là pour toi parce que tu as trop longtemps vécu dans l'idée qu'aucun homme ne pouvait vouloir sincèrement ton bonheur. Il est temps de rectifier ça... » C'était stupide non ? J'avais l'air stupide ? Tant pis. Il fallait qu'elle sache et comprenne. J'étais là sur le long terme et avec les meilleures intentions du monde.

R
éalisant qu'elle était toujours à demi-nue, elle se rhabilla rapidement. Se posant en tailleur, jouant frénétiquement de ses mains, elle m'expliqua alors qu'elle faisait beaucoup d'effort pour s'en remettre, mais qu'elle ne supportait toujours pas certaines choses, comme quand on élevait la voix avec colère ou qu'on s'énervait. Et bien sûr, le fait qu'elle ne supportait pas qu'on la touche, surtout son dos. Elle ajouta qu'elle n'était certes plus cette fille-là parce qu'il n'était plus dans sa vie, mais que le revoir l'avait replongé dedans. Enfin ça elle ne le prononça pas, s'arrêtant en pleine phrase, mais c'était en substance ce que je pouvais sans mal traduire de son aveux. « L'ancienne Siobhan était paralysé par la peur, d'accord », soufflais-je doucement. « Mais la Siobhan que je connais a peur aussi. Des types qui crient trop fort en la bousculant à la sortie des matchs quand elle doit faire un reportage sur l'équipe qui monte. La Siobhan que je connais était tendu comme une arbalète le jour où on a dû aller interviewer les soigneurs du pavillon des insectes au zoo et sursaute chaque fois que l'orage éclate. Mais tu sais quoi ? La Siobhan que je connais sais qu'un regard de sa part suffit à ce que je lâche ma caméra et l'emmène loin de cette foule de mâles gonflés à la testostérone. Cette Siobhan sait que j'empêcherais toujours un soigneur de faire son interview avec une mante religieuse sur l'épaule et lui dirais toujours à combien de kilomètres l'orage se trouve pour qu'elle sache qu'elle n'a rien à craindre. » C'était déjà ce que je faisais, tout le temps. Parce qu'un cameraman s'assurait que son modèle se trouve pleinement en sécurité sous l’œil avisé de son appareil, qu'il devait s'assurer que la journaliste avait l'air dans son élément et parfaitement sereine, pour insuffler le calme et rassurer son public. Parce que je n'avais jamais supporté de la voir inquiète ou pire encore, terrorisé, même par quelque-chose d'aussi futile que du mauvais temps ou des insectes inoffensifs.

J
e me glissais doucement dans le lit, me mettant de mon côté, m'allongeant sur le dos. « Et la Siobhan que j'ai là est épuisée et a vécu assez d'aventures aujourd'hui pour se poser encore des questions ou s'inquiéter pour des choses qui, pour le moment, ne vont pas changer. Alors...  je vais m'allonger et je vais probablement m'endormir assez vite parce que je suis fatigué moi aussi. Mais je dormirais d'un sommeil léger, comme je le fais depuis que j'ai la garde d'Eireen, parce que je suis sensible au moindre bruit et que je peux me réveiller en fraction de seconde au moindre son suspect. » Je lui souris doucement, amusé, avant d'ajouter. « Et je pense que la Siobhan que je connais viendra s'allonger et s'endormira profondément pour un bon sommeil réparateur. Parce que la Siobhan que je connais sais qu'elle peut compter sur moi pour être le parfait partenaire qu'il a toujours été. Et je te promets dès à présent que je serais là pour toi, mais que je ne serais pas envahissant. Je ne te toucherais que si tu me le demandes expressément et je dormirais même très sagement. D'accord ? », demandais-je, l'invitant à s'allonger à son tour.
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MessageSujet: Re: [1287] My home is your home. ⊰ Ft Siobhan Sam 22 Aoû - 1:50

My home is your home
Kieran & Siobhan
M’excuser pour un rien, tout le temps, pour tout et n’importe quoi. J’avais pris cette habitude quand j’étais avec Noah. Il me reprochait tellement de choses pour expliquer ses sautes d’humeur et quoi que je fasse, quoi qu’il pense, c’était toujours de ma faute. Selon lui c’était toujours à cause de moi qu’il était énervé. Alors à force, ça avait fini par rentrer. Et même des années plus tard, je n’avais pas pu me détacher de cette habitude parce qu’elle avait fini par s’ancrer en moi. Je pensais réellement que j’étais fautive dès qu’il se passait quelque chose autour de moi. Ces mots avaient tellement été prononcés qu’à force, ils étaient devenus naturels dans ma bouche. Je n’y pouvais rien, c’était plus fort que moi. Kieran avait beau me demander d’arrêter de m’excuser, ça ne servait pas à grand-chose. Puisque dans deux minutes, je continuerais. J’ai été conditionnée comme ça pendant trop longtemps. Je ne le contrôle pas et je me sens même responsable et coupable de tout ce qu’on peut me reprocher. C’est ainsi. Et ce n’est pas prêt de changer.

Mais dans ma vie, jamais je n’avais entendu des mots tels que ceux que Kieran venait de prononcer. Et étant plutôt émotive et impulsive, je n’avais pas pu m’empêcher de lui sauter au cou. Ça ne se fait pas, je le sais, pourtant, encore une fois, c’était plus fort que moi. A croire que je ne contrôle pas grand-chose ce soir. Il en va de même pour mes émotions et mon humeur. Aussitôt, je me sentais méfiante alors qu’une seconde plus tôt j’étais plutôt reconnaissante. Il va réellement me prendre pour une girouette… Bon sang. Je voulais savoir pourquoi il se montrait aussi gentil, aussi attentionné, aussi sympathique. Ma question devait paraitre stupide. Non, rectification, ma question était stupide à en juger par son sourire amusé et sa propre question. Il ne me laissa pas le temps d’y répondre cependant et le fit à ma place. Tout simplement parce que je porte son enfant. Ben oui idiote. Je me sens vraiment stupide. Il m’expliqua qu’il était comme ça avec moi parce que j’avais décidé de garder cet enfant et de lui en parler. Il ajouta que cet enfant aurait besoin de moi dans sa vie alors c’est pourquoi il voulait prendre soin de moi et qu’il serait présent dans nos vies à tous les deux. Il sera un ami sur qui je peux compter et un père présent pour ses enfants. Un ami. Je n’avais jamais envisagé ce type de relation avec lui. C’est vrai que pendant quatre ans nous n’avons été que des collègues, partageant un verre ou des anecdotes anodines après le boulot mais rien de plus. Jusqu’à il y a quelques mois. A présent, nous partageons un enfant. Ce n’est pas rien et même si je n’y avais pas pensé, il est vrai que si nous étions amis, ce serait bien plus facile. Est-ce qu’on fait réellement des enfants avec ses amis ? « ça… semble logique, oui. » Il reprit la parole, baissant les yeux par la suite et mentionnant que suite à cette nuit où nous avons conçu ce bébé il me voyait différemment et ne me considérait plus comme une simple collègue. Seigneur… Mon cœur loupa un battement en attendant la suite. Il ajouta qu’il ne voulait pas devenir mon ami juste parce que nous allions avoir un enfant mais parce qu’il voulait réellement être là pour moi. Parce que selon lui, j’avais trop longtemps vécu dans l’idée qu’aucun homme ne pourrait faire mon bonheur. Euh, ne voulait faire mon bonheur plutôt. Vas-y, comprends de travers Siobhan en plus de ça. Il souhaitait rectifier ça ? Oh, mais… Comment ? Pourquoi ? Voilà que j’avais les idées complètement embrouillées maintenant. J’étais incapable de dire quoi que ce soit, incapable d’aligner trois mots pour faire une phrase cohérente tant ses mots n’étaient pas habituels pour moi. Je ne comprends pas vraiment son but. Enfin si, me rendre heureuse, je crois avoir compris ça mais et lui ? Qu’est-ce qu’il y gagne dans l’histoire ? Quel est son intérêt ? Peu importe. Je me contentais de lui sourire malgré les tonnes de questions qui affluaient dans ma tête. Je n’avais pas la force de mettre mes idées en ordre de toute manière.

Après une rapide explication de ma part sur les choses que je ne pouvais pas changer et après lui avoir avoué que j’avais peur, il reprit la parole pour tenter de me rassurer. Il trouva les mots justes, comme toujours, en me rappelant certains évènements passés qui lui prouvaient que même aujourd’hui, j’avais toujours peur de certaines choses, comme des joueurs excités qui hurlent à la sortie d’un match, des insectes et de ma peur bleue lors de ce fameux reportage au zoo – il est vrai que je n’étais pas rassurée en voyant ses horribles bêtes -, ainsi que de l’orage. C’est vrai que beaucoup de choses m’effraient en fait… Il ajouta que je savais qu’un simple regard de ma part suffisait à ce qu’il me vienne en aide. C’est vrai. En quatre ans, on a développé une sorte de communication par le regard. Un seul regard de ma part et il sait qu’il doit intervenir. Il l’a toujours fait. En y réfléchissant, il a toujours été attentionné avec moi en fait… Toujours. Ça ne date pas d’aujourd’hui. C’est seulement maintenant que je m’en rends compte. Je ne compte même plus le nombre de fois où il m’a ramené un café en arrivant le matin, toujours comme je les aime, bien fort pour tenir la matinée. Chaque fois qu’il arrivait dans mon bureau, il me gratifiait de son beau sourire éclatant. Quand j’avais des soucis avec le distributeur, il était toujours le premier à venir le secouer un peu pour faire tomber la barre de céréales coincée là. Maladroite comme je suis, il n’était jamais très loin de moi pour me rattraper lorsque je perdais l’équilibre à cause de mes talons bien trop pointus. Des anecdotes de ce style, j’en ai encore tellement en tête… « Qu’est-ce que je ferais sans toi. » Il était clairement mon pilier dans mon travail… Il allait également le devenir dans ma vie. Mon pilier… Ma bouée de sauvetage… Ma bouteille d’oxygène. Et si jamais je n’arrive jamais à me passer de lui ? Et si sa présence m’est vitale ? Seigneur… Mes pensées prenaient une tournure inquiétante. Je devais penser à autre chose avant que je ne perde pied. Je ne peux pas me permettre ce genre de chose, ce genre de pensée qui ne me mènera nulle part. Alors je repris mon sourire pour me redonner contenance. « Mais avoue que cette mante religieuse était vraiment affreuse. Quelle horreur j’en ai encore des frissons. » Mes pensées me donnent aussi des frissons…

Il se glissa finalement dans son lit, s’allongeant sur le dos et assura que j’étais épuisée et que j’avais assez ressassé de choses pour aujourd’hui. Il ajouta qu’il allait surement s’endormir rapidement lui aussi parce qu’il était fatigué mais qu’il allait dormir d’un sommeil léger pour pouvoir se réveiller au moindre problème. C’est vrai qu’il commence à se faire tard, le pauvre, je le maintiens éveillé depuis tout à l’heure alors qu’il est épuisé… Quel monstre égoïste je suis. Il ajouta que la Siobhan qu’il connaissait allait venir s’allonger pour venir s’endormir profondément pour se reposer. Parce que je pouvais compter sur lui. Il me promit également qu’il serait là pour moi à partir de maintenant mais qu’il ne serait pas envahissant pour autant. Il assura enfin qu’il ne me toucherait pas sans mon autorisation et qu’il dormirait sagement. Seigneur… Arrête de te montrer aussi adorable. « Je ne comprends vraiment pas pourquoi tu n’es pas marié. » Avais-je lancé soudainement sans vraiment le réaliser. Ouch, mes mots venaient de traversé mes pensées. « Enfin bref, dormir d’un sommeil réparateur, je ne te le garantis pas. J’ai toujours eu le sommeil agité. Enfin pas toujours mais surtout pendant ces dix dernières années. » Je faisais des cauchemars quasiment chaque nuit depuis que j’avais quitté Noah. Mais je m’allongeais à mon tour sous la couverture, hésitant quelques secondes avant d’écarter son bras pour pouvoir m’allonger contre lui et poser ma tête dans le creux de son cou et ma main sur son torse. J’avais besoin de sentir son contact pour me sentir en sécurité. « Si ça t’embête que je te colle, tu me le dis et je vais dormir dans mon coin. » Bien que j’espérais que ça ne le dérangeait pas.

Ainsi allongée à moitié sur lui, je tentais de me détendre, de penser à des choses agréables pour trouver le sommeil et m’endormir paisiblement. J’essayais de penser à mon bébé, au moment où je le tiendrais dans mes bras. Je tentais de m’imprégner de la chaleur du corps de Kieran pour détendre tous mes muscles qui étaient encore crispés. Au bout d’un moment, je fermais les yeux pour m’endormir et me laisser envahir par le sommeil. En vain. A chaque fois, le visage de Noah venait me hanter. Peu importe à quoi je pensais, ses menaces non dissimulées de l’après-midi se répétaient en boucle dans ma tête. Il m’était impossible de me détendre. A chaque fois que je pensais m’endormir, une douleur me tordait l’estomac et son visage rouge de colère arrivait en flash dans mon esprit et des douloureux souvenirs refaisaient surface. Il fallait que je me rende à l’évidence, il m’était impossible de m’endormir dans cet état de crispation et d'angoisse. J’en venais même à respirer fort et à serrer le t-shirt de Kieran dans ma main toujours sur son torse. Je ne sais pas combien de temps mes tentatives pour trouver le sommeil avaient duré mais au bout d’un moment, les larmes au bord des yeux, je me relevais légèrement pour m’appuyer sur mon coude et regarder Kieran alors que j'étais toujours à moitié affalée sur lui. J’étais épuisée, réellement, pourtant, j’étais bien trop tourmentée pour m’endormir. « Je n’y arrive pas Kieran. Je n’y arrive pas, à chaque fois que je ferme les yeux, je le vois encore et encore, j’en peux plus. » Ma voix se fit de plus en plus tremblante au fur et à mesure de mes paroles. « Il faut que je me détende mais je n’y arrive pas. C’est pas possible. Je… Et si… » Et si je ne dormais pas de la nuit ? Et si Noah m’attendait devant chez moi demain matin ? Je commençais à paniquer à cette idée. « Il faut que tu m’aides. Aide-moi à me détendre… Fais quelque chose. Il est vital que je me détende pour le bébé. » Je me rapprochais un peu plus de lui, de son visage et je posais mes mains sur ses joues. Je ne vois qu’une solution pour que mon corps et mon esprit se détendent… « Fais-moi l’amour Kieran, comme la dernière fois. » Dans toute ma vie, je n’avais jamais aussi bien dormi que cette nuit-là… Cette nuit qu'on avait passé ensemble… « S’il te plait. » Je rapprochais mes lèvres des siennes jusqu’à sentir son souffle sur mon visage, jusqu’à ce que seulement quelques millimètres me séparent de lui. « Je t’en prie. » J’en ai besoin. « Je t’en supplie. »

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N
ous n'étions pas des amis. Il y a encore quelques semaines, nous n'étions que deux collègues qui avaient pris l'habitude de décompresser ensemble. Nous avions couché ensemble sous le coup d'une journée difficile émotionnellement et d'un peu trop d'alcool compensatoire, mais nous n'étions alors encore que deux collègues se laissant aller à une attirance physique. Je l'avais trouvé drôle et belle et terriblement désirable et j'avais laissé mon corps et mes envies prendre le dessus pour une fois. Faire quelque-chose sans réfléchir aux conséquences, sans se poser de questions sur le « et après » et elle avait apparemment décidé de faire la même chose. La situation n'avait pas posé de questions. Nous avions eu envie l'un de l'autre, nous avions assouvi un désir et nous avions poursuivi notre route sans problème, sans gêne et sans question. Parce que ça nous allait à merveille. Parce que tout était clair.

M
ais nous aurions dû être plus prudent. C'était assez clair, on aurait dû se poser plus de questions. Du moins assez de questions pour penser à mettre un préservatif. Sauf que ça n'était pas arrivé et on se retrouvait aujourd'hui avec un bébé en route. Alors oui, aujourd'hui, nous devions viser à autre chose. Nous ne pouvions plus être juste deux collègues et même si je n'étais pas certain que « juste amis » me convienne, c'était ce que je devais être pour elle, parce que c'était ce dont elle avait le plus besoin. Je ne regrettais absolument pas la situation. Je ne regrettais pas de devoir réviser ma place dans sa vie et la sienne dans la mienne, au même titre que je ne regrettais pas cet oubli de protection. J'avais un bébé en route, dans le ventre de cette femme. Comment regretter ça ?

D
'autant que ce bébé m'avait permis de la découvrir plus amplement, de découvrir la femme sous la journaliste, de découvrir les fragilités sous l'attitude professionnelle et parfaite. Je n'avais pas tout aimé,... Comment même supporter certaines des choses qu'elle avait vécues ? Mais j'étais heureux et fier qu'elle ait eu assez confiance en moi pour partager toutes ses choses. Elle aurait pu refuser de m'en parler, refuser de me faire confiance, mais non. Depuis la seconde où elle avait fondu dans mes bras en prétendant que j'étais son fiancé, elle n'avait pas reculé face à moi. Enfin si, quand nous avions failli coucher ensemble à nouveau et que j'avais malencontreusement touché son dos, mais elle était bien vite revenue vers moi après s'être calmée et n'avait pas tremblé une seconde en encerclant ma taille pour me demander de venir dormir avec elle. Je ne pouvais pas nier tout ce qu'elle faisait avec moi, en contradiction total avec ce qu'elle jurait imposer aux hommes qui voulaient l'approcher. Je ne pouvais qu'être fier de réussir à lui faire dépasser tout ça.

J
e lui expliquais combien je comprenais qu'elle soit effrayée, mais combien elle savait aussi, au fond d'elle-même, qu'elle pouvait compter sur moi. Je lui rappelais toutes les fois où un simple regard de sa part m'avait suffi pour agir, comme pour lui prouver que je n'avais pas besoin d'explication ou de grands discours pour comprendre ce que je devais faire pour qu'elle aille bien. Elle sembla concédé à cela au fur et à mesure de mon explication, se détendant légèrement de façon inconsciente, soupirant en se demandant ce qu'elle ferait sans moi. La question était clairement rhétorique, peut-être même plus affirmative qu'interrogative, mais cela ne m'empêcha pas de sourire doucement. Puis elle se tendit de nouveau subtilement, ses pensées la conduisant visiblement vers des chemins peu agréables. Elle tenta de cacher la chose en avouant que les mantes religieuses étaient si horribles que cela lui donnait des frissons même maintenant, mais je devinais sans mal que son trouble venait d'autre chose. Quelque-chose de plus profondément encré dans son système qu'une phobie des insectes.

J
e m'installais confortablement en position allongée, attendant qu'elle prenne son courage à deux mains et se joigne à moi. Elle s'étonna de mon célibat, s'exclamant qu'elle ne comprenait vraiment pas pourquoi je n'étais pas encore marié. Je lui souris timidement, ne voulant pas lui montrer combien cette simple question faisait mal à mon cœur. Elle s'en voulait déjà assez pour bien des choses, inutile de lui montrer que cette question pouvait parfois faire plus mal que d'autres fois.

E
lle changea vite de sujet, heureusement. D'après elle, elle ne dormait plus d'un sommeil profond et réparateur depuis des années. Je ne me rappelais pas de cela, moi. La seule et unique fois où nous avions dormi ensemble, je me souviens avoir ouvert les yeux juste une seconde ou deux avant elle. Juste assez pour me détacher d'elle et ne pas rendre les choses maladroites. Je n'avais pas le souvenir qu'elle ait bougé dans mes bras. Parce que oui, cette seule et unique fois, je l'avais serré dans mes bras jusqu'au lendemain matin. Jusqu'à ce qu'on ouvre les yeux tous les deux et qu'on se tourne le dos pour s'habiller et partir, chacun de son côté. Je n'arrivais toujours pas à comprendre comment je n'avais pas pu remarquer avant. Pendant la nuit, pendant notre rapport intime ou au petit matin quand je l'avais encore toute serré contre moi. Comment avais-je pu louper les cicatrices ? Comment pouvais-je me souvenir avec exactitude de cette petite culotte qui était sienne et pas des amas de chairs mal cicatrisés de son dos ?

E
lle chassa mes pensées maussades en se glissant sous les couvertures, hésitante une seconde avant de finalement venir se coller à moi, me faisant frissonner en respirant dans mon cou, sa main chaude posé sur mon torse, le tissu de mon T-shirt ne suffisant pas à retenir la chaleur de son contact. Je ne bougeais pas alors qu'elle me demandait si cela me dérangeait qu'elle me colle et je souris, secouant la tête. « Pas le moins du monde. Colle toi autant que tu veux... », puis réalisant le double sens qu'on pouvait emprunter à mes mots, je rougis légèrement. « Je veux dire... ça ne me gêne aucunement, je t'assure. »

E
t à nouveau, je la sentis se tendre peu à peu, alors que le silence s'imposait dans la chambre et que nous tentions l'un comme l'autre de trouver le sommeil. Puis après un long moment sans parvenir à se calmer, elle se crispa au point de serrer mon T-shirt dans sa main. « Siobhan », soufflais-je le plus doucement possible, juste pour attirer son attention et trouver l'objet de ses crispations. Mais elle se redressa sur un coude, le cœur au bord des lèvres, disant qu'elle ne pouvait pas se calmer, qu'il la hantait dès qu'elle fermait les yeux. Je levais doucement une main pour caresser sa joue. « Shhhhht », soufflais-je tendrement, caressant sa joue avec tendresse, me redressant légèrement à mon tour quand elle assura qu'il fallait qu'elle se détende, mais quelle n'y arrivais pas, que c'était impossible, balbutiant sur ses mots tant l'inquiétude prenait le pas sur tout le reste. « Hey hey hey », l'appelais-je doucement, le cœur battant douloureusement de la voir dans cet état. Elle me supplia alors de l'aider à se détendre, me demandant de faire quelque-chose, que cela était vital pour le bien du bébé. Je ne voulais que ça, mais qu'est-ce que je devais faire ? Elle ne pouvait pas me demander de trouver tout seul. Pas quand aucun geste que je pouvais faire ne me semblait bon pour elle.

E
t puis elle me demanda de lui faire l'amour comme la dernière fois. D'abord surpris, je ne bougeais pas, ses mains sur mes joues, l'une des miennes toujours sur sa joue à elle, les yeux ronds face à une telle demande. Pensait-elle vraiment que c'était ce qu'il lui fallait pour aller mieux ? Elle avait été si affectée quelques minutes plus tôt. Comment pouvait-elle considérer maintenant que c'était la bonne chose à faire ? Elle me supplia et bien que gentleman, je restais un homme. Un homme extrêmement attiré par cette femme qui pleurait presque, actuellement, en me suppliant de lui faire l'amour. Alors, sans prendre plus la peine de réfléchir, je coupais la faible distance entre nous et pressait ardemment mes lèvres contre les siennes, poussant vers l'avant pour la faire basculer et l'allonger sur le dos. Quémandant l'accès à sa langue, je m'allongeais un peu plus sur elle, veillant à ne pas l'écraser sous mon poids, alors que l'une de mes mains se fondait dans ses cheveux et l'autre glissait le long de son côté, jusqu'à atteindre sa cuisse nue. Je sentais déjà les effets au niveau de mon bas ventre du contact de ma paume sur sa cuisse tendre et poussait un grognement de frustration d'avoir si faim d'elle. C'était déraisonnable. C'était mal. Mais bon sang, j'avais tellement envie d'elle. Je n'étais pas apte à savoir si elle le voulait vraiment ou si seul le désespoir parlait.
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MessageSujet: Re: [1287] My home is your home. ⊰ Ft Siobhan Lun 24 Aoû - 23:38

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Kieran & Siobhan
Ce soir, je ne me reconnaissais pas. Je n’étais clairement pas moi-même et j’allais à l’encontre de tous mes principes. Je n’étais pas ce genre de femme qui s’accrochait désespérément à un homme. Je n’étais pas ce genre de personne à demander explicitement à quelqu’un de dormir avec moi. Je dormais seule depuis des années maintenant et je le vivais très bien. Je n’étais pas ce genre de fille qui réclamait sans cesse du contact. Au contraire, dans ma vie de tous les jours, je faisais n’importe quoi pour l’éviter. Je n’aimais pas les hommes collants et tactiles, je les fuyais comme la peste. Je ne supportais pas qu’un homme pose ses mains sur moi, même malencontreusement. Je n’aimais pas le contact physique. Je ne compte même plus le nombre de fois où je me suis raidie et déplacée subtilement lorsque je sentais une main baladeuse pendant une interview. Je fuis le contact plus que tout pourtant j’ai l’impression que justement ça l’attire. Combien de fois dans ma vie j’ai dû repousser gentiment des mains baladeuses ? Un nombre incalculable de fois.

Pourtant ce soir, les rôles sont inversés. C’est moi qui le réclame, sans cesse, inconsciemment ou non. D’abord sur le canapé lorsque j’ai carrément posé sa main à même mon ventre. Ce n’est pas le genre de comportement qui me ressemble. Et puis ensuite quand je lui ai explicitement demandé de me prendre ou encore quand je suis revenue le chercher pour qu’il me tienne compagnie cette nuit. Et comme si ça ne suffisait pas, il fallait que je me colle à lui pour dormir, il fallait que je sente sa présence rassurante. Ce besoin était plus fort que ma raison, plus fort que moi. Ce soir, je ne me reconnais absolument pas, je ne suis pas la Siobhan de d’habitude. Je suppose que les évènements récents y sont pour beaucoup mais il n’empêche que je ne suis pas dans mon état normal. Je ne lui demandais même pas son avis en plus de tout ça. Il ne pouvait pas vraiment refuser que je me blottisse contre lui puisque je n’avais pas attendu son autorisation pour m’installer. Tout comme je ne lui avais pas demandé lorsque j’avais posé sa main sur mon ventre où que je lui avais limite imposé de me prendre sur le canapé. Ma demande n’en était pas vraiment une non plus quand je lui avais demandé de dormir avec moi. Depuis le début de la soirée, je lui imposais mon comportement et mes sautes d’humeur. Et je n’aimais pas ça vis-à-vis de lui.

Mais c’était plus fort que moi. Je lui avais réellement posé la question pour la forme parce que j’espérais sincèrement que me sentir contre lui ne le dérangeait pas. Dans le cas contraire, j’aurais dormi de mon côté, ou du moins j’aurais essayé de dormir. Cependant, il affirma que ça ne le dérangeait pas du tout, ajoutant que je pouvais me coller à lui tant que je voulais. Il se rattrapa bien vite après cette petite maladresse en me confirmant que ça ne l’embêtait pas. Ce petit dérapage me fit sourire et c’est sereine que je fermais les yeux. Enfin c’était vite dit ça, parce que je n’étais pas restée si sereine très longtemps malheureusement. Très vite, je fus hantée par mon passé et par les évènements de la journée. Quoi que je fasse, il m’était impossible de me calmer et encore une fois j’allais abuser de ce pauvre Kieran. Il allait réellement finir par regretter de m’avoir hébergée cette nuit. Ou regretter de m’avoir connue tellement je suis cinglée.

Il prononça mon prénom alors que je serrais son t-shirt dans ma main. Je m’étais redressée, j’avais ouvert les yeux et de nouveau la panique m’envahissait. J’avais peur, de beaucoup de choses. Et dans ces conditions, il m’était impossible de me détendre pour trouver le sommeil. Or, j’avais besoin de dormir et me calmer pour le bien de mon bébé. Aujourd’hui avait été une rude journée et je l’avais assez fait souffrir. Je n’avais plus le droit de lui faire du mal, je devais me calmer et me détendre à tout prix. Sauf qu’il m’était impossible d’y arriver par moi-même. Il était pourtant vital pour la santé de mon enfant que je trouve vite une solution. Cette fameuse solution arriva comme une illumination. La seule fois dans ma vie où j’avais réussi à dormir d’une traite, d’un sommeil réparateur était durant la nuit que j’avais passé avec Kieran. Il avait été le seul à me permettre de me reposer véritablement sans faire le moindre cauchemar, sans être hantée par quoi que ce soit. Je devais revivre cette nuit-là. Et même si ma conscience me hurlait que c’était mal, que je n’avais pas le droit de me servir de lui de cette façon pour m’apaiser, je lui avais demandé – supplié – de me faire l’amour comme cette nuit-là. J’en avais réellement besoin. Et même si encore une fois, cette demande, cette supplique, allait à l’encontre de mes principes, de ma nature. Je n’appréciais pas de me servir ainsi de lui mais dans mon état actuel, je n’y réfléchissais pas vraiment. Tout ce que j’avais en tête, c’était de trouver un moyen de me détendre pour le bien de mon bébé. C’est tout. Et puis, d’un autre côté, Kieran avait dû prendre une douche froide à cause de la frustration que je lui avais procurée, je pouvais bien faire ça non ? Pour me rattraper ? C’est ça, vends ton corps et trouve toi des excuses… Ce que j’étais en train de faire était très mal, et j’allais certainement le regretter par la suite, mais qu’importe. Ce n’était pas le problème pour l’heure.

Il parut surpris par ma demande. Qui ne le serait pas ? Oh, ce n’est que la seconde fois ce soir, tout va bien. Pourtant, est-ce que je lui laissais vraiment le choix alors que j’étais à moitié sur lui, les lèvres à quelques millimètres des siennes ? Pas vraiment. Encore une fois, ce n’était pas une demande. Je ne lui demandais pas son avis une fois de plus. Je lui imposais mes choix. Et s’il refusait ? Je ne l’envisageais même pas. D’ailleurs, il ne mit pas longtemps à réagir et rapidement ses lèvres rejoignirent les miennes et dans son élan, il me bascula sur le dos. Bien, comme ça il n’y touchera pas. Dans la manœuvre, mes mains avaient atterri sur ses épaules alors que je lui laissais libre accès à ce qu’il voulait. Mon baiser n’avait rien de tendre ni de doux, j’avais réellement besoin de ce contact pour me calmer. Alors, je laissais toute ma douleur et ma hargne s’exprimer tout en glissant mes doigts dans ses cheveux pour les lui attraper. Alors que sa main glissait le long de mon corps, je relevais ma jambe du même côté et je sentis rapidement sa main brûlante sur ma cuisse, m’arrachant quelques frissons au passage. J’en profitais également pour relever mon autre jambe et caresser sa cuisse avec mon pied. Mon souffle s’emballait déjà alors que l’excitation de tout à l’heure revenait assez rapidement. Mes mains finirent par quitter ses cheveux pour descendre le long de sa nuque, de ses épaules et de son torse jusqu’à atteindre la base de son t-shirt. Je l’attrapais à deux mains pour le remonter le long de son corps et le lui enlever. « Tu dois me prendre pour une girouette, je suis désolée. » Avais-je lancé, profitant du court moment de pause le temps de le déshabiller pour m’excuser une énième fois pour mon comportement. Mais rapidement, mes mains retrouvèrent son corps et j’enlaçais son cou de mes bras et entourais ses hanches de mes jambes, comme si j’avais peur qu’il parte. Où veux-tu qu’il aille ? Il vit ici. On ne sait jamais, on m’en a déjà voulu pour moins que ça.

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MessageSujet: Re: [1287] My home is your home. ⊰ Ft Siobhan Sam 29 Aoû - 18:28



   
   Siobhan & Kieran
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C
'était un peu difficile de la suivre, c'est vrai. Une seconde elle me sautait dessus, me suppliant de lui faire du bien, la seconde suivante, elle se mettait à pleurer et à hurler, me suppliant de ne pas la toucher. C'était frustrant et perturbant de ne pas savoir sur quel pied danser, mais elle avait besoin de cet ascenseur émotionnel. Elle apprenait à me faire confiance, elle apprenait à compter sur un homme, quand son expérience passée lui avait appris à ne jamais faire confiance aux hommes. Cela prendrait évidemment du temps et demanderait beaucoup d'efforts. D'elle pour faire confiance et de moi pour avoir la patience d'attendre qu'elle se sente prête à faire les choses.

P
ourtant, je n'en demeurais pas moins un homme. Un être pouvant difficilement lutter contre ses pulsions et ses envies lorsque la merveilleuse femme à moitié nue dans ses bras le suppliait de lui faire des choses peu catholiques. Alors tant pis si j'allais – une nouvelle fois – me prendre une rebuffade au pire moments. Ses larmes avaient fini de m'achever quand elle m'avait supplié de lui faire le même bien que lors de notre unique nuit. Je fondis sur sa bouche à peine sa demande formuler, caressant sa joue, puis son corps, avec les plus douces précautions, prenant soin de l'allonger sur le dos, sous moi, pour ne pas toucher son dos et produire une nouvelle décharge de crainte dans son corps. Il fallait qu'elle se détende, qu'elle arrête de ressasser la présence de ce salopard, qu'elle retrouve un certain calme pour le bien du bébé et pour son propre bien. Et si mes attentions et mes réponses à chacune de ses demandes étaient la clé, j'étais prêt à y passer la nuit... Tant pis si j'en souffrais. Je n'étais pas la priorité aujourd'hui. Et je le lui avais promis. Je ne la toucherais pas si elle ne le voulait pas. Mais aussi sûrement, je ne serais pas capable de réfléchir et ne pas la toucher si elle me suppliait de lui faire l'amour...

N
ous étions tous deux pratiquement nus, vêtus d'un unique sous-vêtement et d'un T-shirt chacun. Pas la tenue la plus habituelle pour commencer de telles câlins,... du moins, je n'en avais plus vraiment l'habitude, pratiquant depuis des années l'effeuillage d'amantes occasionnelles au cours du périple reliant la porte de la chambre d'hôtel au lit. Je ne pouvais retirer de mon esprit de là, la situation était toute autre et devenue totalement étrangère depuis que je dormais seul. Avoir une femme en tenue de nuit dans mon lit et finir par lui faire l'amour avec une douceur infini... Ça n'était plus mon quotidien. Ce qui expliquait peut-être la lenteur de mes gestes. Ce qui expliquait peut-être en partie la douceur de mes caresses sur sa cuisse, la lenteur de mes mouvements, alors que je sentais déjà les effets masculins de sa jambe nue contre la mienne, toute aussi nue, de ses mains sur moi, de son corps entre le mien et mon matelas. Dieu, aucune femme ne m'avait tripoté dans mon propre lit depuis... Depuis mon ex-fiancée en fait. Ce que cette femme me fait faire, songeais-je alors que les mains de Siobhan dérivaient vers les bords de mon T-shirt pour me le retirer. Elle profita de quitter mes lèvres pour s'excuser encore de son comportement de girouette, ce qui m'arracha un sourire. « Et tu dois me prendre pour un homme facile », soufflais-je avec amusement alors qu'elle m'encerclait dans ses bras et ses jambes comme par peur de me voir disparaître. Elle me demandait de faire l'amour, j'y concédais sans réflexion, alors même qu'elle m'avait repoussé quelques minutes plus tôt, me faisant calmer mes ardeurs à grand coup de douche froide. Il y avait de quoi me prendre pour un homme facile. Pourquoi les femmes seules auraient-elle le monopole de la femme facile, après tout ? Pourquoi les hommes seraient naturellement des hommes faciles ?

J
e souris, regardant son doux visage si plein de culpabilité, traçant les courbes de ses joues, lissant du doigt les rides d'inquiétudes de son front. Elle avait besoin de se calmer, de retrouver une certaine forme de sérénité et elle me demandait, pour ça, de la toucher, de l'embrasser, de lui faire l'amour. J'étais convaincu qu'elle pensait réellement que cela l'aiderait, mais je ne voulais pas faire ça. Je ne voulais pas coucher avec elle pour coucher avec elle, pour apaiser des tensions. Je voulais être plus efficace. J'étais prêt à prendre le temps pour ça, même si ça faisait mal tant j'avais envie d'elle. Patience et persévérance. J'avais ces deux qualités. Je pouvais être celui qu'il lui fallait et qu'il lui fallait maintenant. « Et si... », proposais-je doucement, caressant sa joue, fasciné par ses traits et par mes soins à les décrisper. « on y allait doucement, hein ? » Je n'avais pas envie de forcer l'accès à son corps quand c'était la brutalité infligée à celui-ci qui lui faisait si peur. « Je ne vais pas te faire l'amour tout de suite. J'ai toute la nuit pour ça. », tentais-je, ragaillardie par mon idée et mon envie, glissant mes caresses au toucher de plumes contre sa gorge et la naissance de sa clavicule dans le col trop grand de mon T-shirt. « Je vais m'assurer que tu le veuilles vraiment, que tu ne changeras pas d'avis. Alors, on va d'abord essayer d'apaiser toutes ces tensions. Lisser ces rides qui ne devraient pas être sur ce front... », expliquais-je en me redressant, posant des baisers sur son front, ses tempes et le bout de son nez. Glissant dans son cou, dans le creux entre celui-ci et son épaule. « Détendre ces épaules bien trop tendues. » Je ne forçais pas le passage sous le tissu, dévorant chaque zone de peau accessible sans tirer sur le T-shirt, sans lui imposer de m'offrir son corps. Savait-elle seulement combien de fois je l'avais vu frotter sa nuque et ses épaules, lasse et épuisée par des heures de concentration à préparer nos sujets. Combien de fois j'avais rêvé masser ses épaules tendues, défaire les nœuds qui devaient rouler sous les doigts si seulement on touchait sa peau pour essayer de l'aider à se détendre.

L
es yeux rivés dans les siens, je descendis doucement le long de son corps, sans y toucher, à peine assez proche pour qu'elle sente ma chaleur. J'allais la goûter de la tête au pied. Jusqu'à ce qu'elle ait conscience du désir qu'elle pouvait insuffler à un homme. Prenant doucement son pied, je levais sa jambe pour embrasser l'intérieur de sa cheville, remontant le long de sa jambe, jusqu'à son genou, l'intérieur de sa cuisse, jusqu'à sa moitié, refusant de monter plus loin pour l'heure, de forcer la maigre barrière de tissu et de toucher une partie d'elle qu'elle ne voudrait pas réellement me donner.
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MessageSujet: Re: [1287] My home is your home. ⊰ Ft Siobhan Ven 4 Sep - 1:04

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Kieran & Siobhan
Je constatais une nouvelle fois à quel point Kieran était différent de Noah. C’est le moins que l’on puisse dire. Déjà physiquement, ils ne se ressemblaient pas, l’un était blond, l’autre brun. Mais même au niveau du caractère, Kieran est beaucoup plus calme, plus doux et je m’en rends bien compte dans ce genre de situation. Si Noah faisait attention à ne pas me brusquer au début de notre relation quand il était l’heure de faire des câlins, sa violence s’est réveillée bien vite par la suite. Que je le veuille ou non, quand il l’avait décidé, je n’avais pas mon mot à dire. Il était alors brusque dans ses gestes et il montrait clairement qu’il voulait vite expédier l’affaire, si je puis dire. Alors que Kieran… Il est d’une douceur et d’une lenteur extrême, comme s’il prenait le temps de découvrir – redécouvrir – mon corps. Ça me changeait, clairement. Mais c’était plutôt appréciable. Surtout dans mon état. Ce n’était pas vraiment le moment de me brusquer. Alors sa douceur était réellement la bienvenue.

Etrangement, ce qu’il pensait de moi à ce moment là m’importait. Un coup c’est oui, un coup c’est non et c’est de nouveau oui. Qu’est-ce qu’il va bien pouvoir penser de moi ? Je ne suis absolument pas comme ça d’habitude. Ça m’embêterait qu’il me prenne pour une indécise ou pire, pour une fille facile. Je me fichais un peu de ma réputation d’ordinaire mais là, je m’inquiétais réellement de ce qu’il pouvait bien penser de moi. Est-ce le fait d’attendre un enfant de lui qui me met dans cet état ? Est-ce parce qu’il va partager le reste de ma vie avec moi ? Enfin partager… Pour élever notre enfant quoi. J’en avais profité pour glisser cette inquiétude pendant qu’il retirait son t-shirt. Le seul moment où nos lèvres n’étaient pas en contact. Je redoutais un peu sa réponse. Et s’il me répondait par la positive ? Mais ce ne fut pas le cas. Au lieu de ça, il se mit à sourire en affirmant que je devais le prendre pour un homme facile. Mais il n'avait pas répondu à ma question... « Ben non. Pourquoi ? Tu ne fais que répondre à ma demande… » Folle ? Sortie de nulle part ? Osée ? « …surprenante. Ce serait plutôt moi la femme facile ce soir… Alors que ce n’est pas vraiment mon genre. » Oh que non ! Je fuis les contacts comme la peste, comment pourrais-je être une femme facile dans ce cas ? Et puis, lui un homme facile ? Les hommes sont faciles de nature. C’est scientifiquement prouvé. Une femme nue devant eux et ils sont perdus.

Je le regardais m’observer, me perdant dans ses yeux au passage. Il n’était pas seulement doux par ses gestes ou par le ton de sa voix, mais également dans le regard. Il avait un regard si intense et si apaisant qu’il était facile de s’y noyer. Le regarder dans les yeux avait cette faculté d’occulter tout ce qu’il se passait autour – même si actuellement il ne se passe justement rien. Il prononça quelques mots tout en caressant ma joue et je revins enfin à la réalité. Il proposa d’y aller doucement et ajouta qu’il ne me ferait pas l’amour dans l’immédiat parce qu’il avait toute la nuit pour ça. Oh seigneur, rien que d’entendre ça, j’en avais des frissons. Je retenais limite mon souffle quand je sentis ses doigts effleurer ma gorge et la base de mon cou, buvant littéralement ses paroles. Mes bras et mes jambes perdirent leur force pour s’accrocher à lui et mes coudes atterrirent sur le matelas, mes mains sur ses épaules et mes cuisses contre ses hanches. Il voulait s’assurer que je le veuille vraiment et que cette fois, je ne change pas d’avis. Il ajouta qu’il voulait d’abord apaiser mes tensions et lisser mes rides d’inquiétude sur mon front. Hum, d’accord, mais comment il veut s’y prendre ? J’eus plus ou moins ma réponse quand il se redressa pour embrasser mon visage en commençant par le front jusqu’à glisser dans mon cou. Instinctivement, je penchais la tête légèrement sur le côté pour lui faciliter l’accès. Il voulait également détendre mes épaules. Oh mon dieu s’il savait à quel point elles étaient douloureuses par moment. Je ne suis jamais allée chez aucun spécialiste pour me masser le dos ou les épaules alors dieu sait à quel point c’est tendu par là. Les heures de boulot penchée à lire des documents n’arrangent rien, bien au contraire.

Je ne savais absolument pas quoi dire tant j’étais absorbée par ses paroles, par ses gestes. J’étais réellement focalisée sur lui attendant de voir ce qu’il comptait faire pour "s’assurer que je le veuille vraiment." Mine de rien, il parvenait à me faire penser à autre chose qu’à mon ex. Mon regard ne quittait pas le sien alors qu’il descendait le long de mon corps sans me toucher. ça a quelque chose de frustrant tout ça. Je me redressais pour m’asseoir lorsqu’il m’attrapa doucement le pied et qu’il leva ma jambe pour embrasser l’intérieur de ma cheville. Il remonta ainsi le long de ma jambe jusqu’à l’intérieur de ma cuisse où il s’arrêta à mi-parcours. Plus haut, plus haut ! La sensation de ses lèvres et les picotements de sa barbe de quelques jours sur ma peau m’arrachaient des frissons et je ne pus m’empêcher de me mordre la lèvre inférieure alors que je ne quittais plus sa bouche des yeux. « Et… Tu vas t’y prendre comment pour ça ? » Le provoquais-je gentiment, légèrement dans le vague, les yeux fixés sur ces lèvres qui me faisaient tant envie. « Je suis curieuse, je dois dire. Déformation professionnelle. » La curiosité a toujours fait partie de mes défauts, j’en ai besoin dans mon travail de toute façon. « Parce qu’il est vrai que je suis réellement tendue. De partout. » Il n’était pas utile de spécifier cette dernière précision mais c’était sorti tout seul. Je sentais une certaine tension grandir entre nous, mais elle n’avait rien de négative, bien au contraire. Je l’avais allumé tout à l’heure, sans réellement le vouloir. Ce n’était pas mon but – au départ. Je crois que les rôles sont inversés à présent. S’il continue comme ça… C’est moi qui risque de lui sauter dessus.

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MessageSujet: Re: [1287] My home is your home. ⊰ Ft Siobhan Mar 8 Sep - 22:54



   
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cette femme...

J
'avais l'impression d'avoir été aveugle pendant toutes ses années à travailler avec elle, totalement ignorant de qui elle était vraiment. J'avais le sentiment d'avoir été injustement distant avec elle toutes ses années alors que j'aurais dû commencer bien avant notre petit dérapage à la traiter comme elle me méritait. Évoluer dans ce monde n'était pas facile. En tant que femme, elle devait être belle et jeune, brillante, mais pas trop intelligente. Préserver l'égo des hommes devant la caméra et ne pas trop attiser les pulsions perverses des hommes derrières la caméra. Elle devait être une icône de beauté, une femme qu'on avait envie de regarder, mais pas trop intéressante pour ne pas laisser sa verve devenir plus présente que son physique. Je ne valais pas mieux que les autres, je ne regardais pas vraiment les informations pour le contenue et pour la pensée du journaliste me présentant l'affaire, mais j'aimais regarder une belle femme et écouter sa douce voix sans vraiment prêter attention aux choses tristes et désolantes qu'elle présentait chaque soir au vingt heure. J'étais entré dans le moule, avait loué sa beauté, son sourire, sa perfection dans le travail, sans m'attacher à ce qu'elle transpirait, aux mots qu'elle disait, me moquant quand elle partait dans des débats trop long ou complexe et lui assurant qu'elle devait cesser de se prendre la tête et juste être jolie pour plaire aux annonceurs. Je l'avais toujours respecté, j'avais loué son travail, le charme qu'elle pouvait faire à la caméra, mais je ne l'avais pas prise en compte pour sa personnalité. Voilà sans doute pourquoi nos relations n'avaient jamais dépassées la bonne entente professionnelle.

M
ais cela allait changer. Je n'allais pas revenir en arrière, maintenant que je la connaissais elle, Siobhan Hopkins. J'étais sans doute un homme facile, aussi sûrement qu'elle était inconstante, mais qu'importe. J'étais moi sur ce coup et elle n'avait jamais autant été elle-même. J'allais passer les prochains mois à lui prouver que face à notre enfant, tout autant que face à moi, elle pouvait être la vraie Siobhan. Celle que j'avais entrevu et adoré dès la seconde où je l'avais rencontré.

J
'étais heureux de sentir les effets de mes mots et de mes actes, son corps se détendant doucement sous le mien, sa gorge se faisant taquine alors qu'elle me demandait comment je comptais m'y prendre pour la détendre des pieds à la tête. J'étais chauffé à blanc, par son corps, par ses tentations de tout à l'heure que la douche froide n'avait su calmer – finalement – et par les baisers. Ces baisers que je déposais un à un sur sa peau, sur ce corps que je n'aurais jamais cru pouvoir cajoler de nouveau. Ces baisers qui m'enflammaient peu à peu, alors même que c'était moi qui les distillais, parce que goûter sa peau avait une saveur d'ambroisie, ma virilité revivifiée par chaque touche de mes lèvres sur son corps.

M
es lèvres à mi-cuisse de l'eldorado, elle me demanda comment j'allais m'y prendre, arguant la déformation professionnelle, le fait qu'elle était réellement tendue de partout, comme si c'était mission impossible. Glissant mes lèvres sur sa cuisse, j'allais embrasser son côté extérieur, grignotant sa hanche, caressant son ventre de baisers tendres à travers le T-shirt encore en place, allant jusqu'à taquiner son autre hanche, son autre côté, pour faire le chemin inverse, de l'intérieur de sa cuisse jusqu'à sa cheville. « Cela pourra prendre un peu de temps, c'est vrai », dis-je en hochant la tête, grignotant le chemin du retour jusqu'à sa cuisse. L'air concentré, attentif à la moindre de ses réactions, je glissais mes mains sur sa peau, jouant une seconde avec l'élastique de son sous-vêtement, avant de glisser mes doigts sous le T-shirt, le remontant lentement, très lentement, avec toutes les précautions du monde, juste sous ses seins qui me rendaient douloureux rien qu'à les imaginer. « Mais je sais être patient, ma douce », soufflais-je, venant au-dessus d'elle, les yeux à la limite de ce tissu qui me cachait encore les monts désirés. J'achevais de le remonter jusqu'à son cou, glissant lentement mes mains sur les sommets de sa poitrine ferme, du bout des doigts au fond des paumes. « Je vais te déguster encore et encore et encore... », dis-je avant de mettre mes menaces à exécution, dévorant l'une de ses délicieuses poires avec ma bouche entière. « Aussi longtemps que nécessaire pour que toutes ces tensions disparaissent. Pour que tu réalises que la seule tension qui reste nécessite que j'aille... là ! », m'exclamais-je en poussant un coup de rein vers l'avant, lui faisant bien sentir où je comptais aller ensuite.
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MessageSujet: Re: [1287] My home is your home. ⊰ Ft Siobhan Lun 14 Sep - 0:08

My home is your home
Kieran & Siobhan
Depuis des années maintenant, j’avais pris l’habitude de me cacher derrière la journaliste sûre d’elle et sereine à l’écran. Lorsque je passais à la télé, je ne pouvais pas me permettre de montrer mes faiblesses au monde entier. Quand un homme s’approchait et que la caméra tournait, je me raidissais le plus discrètement possible en faisant mon possible pour me concentrer sur le reportage. Quand ça hurlait derrière moi, j’essayais de ne pas trembler et de faire abstraction de ces bruits. Je n’aimais pas recommencer des prises à cause de mes traumatismes ou de mon éventuelle incapacité à me contrôler. J’avais travaillé dur pour en arriver là, je ne pouvais pas décevoir mon supérieur et encore moi forcer l’intervenant à recommencer maintes et maintes fois l’interview à cause de l’incompétence de la journaliste. Alors, je tentais chaque fois de prendre sur moi pendant le reportage. Et lorsque je le pouvais, j’allais évacuer tout ça et craquer dans un coin. Le plus souvent, je prétextais une envie pressante. Ça passait plutôt bien. Après tout, les femmes sont réputées pour passer leur vie dans les toilettes ou devant un miroir. De toute manière, je devais toujours me montrer sous mon meilleur jour. Je n’avais pas le droit de paraitre déprimée à la télé. Sourire. Voilà tout ce que je devais faire, en toute circonstance.

Mais aujourd’hui, c’était différent. Aujourd’hui, la goutte d’eau avait fait déborder le vase et je m’étais montrée sous mon vrai visage devant mon plus proche collègue de travail, mon partenaire. Je ne peux pas dire si c’est une bonne chose ou non. Je suis encore trop retournée par les événements de la journée pour avoir un jugement objectif sur la situation. Est-ce que je regretterai de lui avoir montré mes faiblesses demain ? Ou est-ce qu’au contraire je me sentirais soulagée ? Je n’en ai pas la moindre idée parce que mon cerveau est dans l’incapacité de réfléchir actuellement. Pas quand je sens ses mains sur mon corps. Pas quand je sens ses lèvres sur ma peau. Pas quand il me susurre ce genre de propos… J’entrais même dans son jeu en le taquinant et en le provoquant ouvertement. Je savais parfaitement quel genre de traitement il me réservait. Du moins, je l’imaginais plutôt bien, je ne suis pas née de la dernière pluie et tout comme lui, je sais ce qui peut m’aider à me détendre dans cette situation. Mais j’avais envie de jouer, j’avais envie de me laisser aller. Je voulais réellement penser à autre chose qu’à mes tourments et je savais que Kieran était capable de me faire oublier tous mes problèmes en quelques gestes. J’en avais déjà fait l’expérience, je connaissais l’étendue de ses talents, même si je n’étais pas en pleine possession de mes moyens la dernière fois.

Je m’appuyais sur mes bras posés derrière moi alors qu’il déposait encore et encore des baisers d’une cuisse à l’autre en passant par mes hanches et mon ventre. Il concéda sur le fait que cela pourrait prendre un peu de temps pour me détendre totalement. Je ne quittais pas des yeux ses mouvements, admirant chacun de ses baisers sur ma peau en me mordillant la lèvre inférieure. Lorsqu’il glissa ses doigts sous mon t-shirt, je me rallongeais sur le dos, attendant impatiemment qu’il ne remonte vers moi. Il le remonta avec une lenteur extrême jusque sous ma poitrine et affirma qu’il savait être patient, me qualifiant au passage d’un petit surnom affectif, tout en revenant au dessus de moi. « C’est une qualité, en effet. » Finalement, il souleva le t-shirt davantage pour le laisser à la base de mon cou. Mais n’aimant pas cette sensation oppressante contre ma gorge, je ne mis pas longtemps avant de retirer complètement ce bout de tissu devenu superficiel en le jetant par terre. Il y a beaucoup de choses que je ne supporte pas et sentir quelque chose contre mon cou en fait partie. L’hiver ça me pose problème quand je dois mettre une écharpe. Mais ce n’est pas le moment de penser à ça.

Lorsque je sentis ses doigts sur ma poitrine, ma respiration s’accéléra d’un seul coup et je ne pus retenir un petit soupir. Pour si peu, quelle fille sensible. Il ajouta ensuite qu’il allait me déguster, encore, et encore, et encore… avant de mettre son plan à exécution en venant embrasser l’un de mes seins. Embrasser ? Vraiment ? Sentir sa langue sur cette partie de mon corps me rendait dingue, à tel point que je ne pus retenir un gémissement, même avec la bouche fermée, mes mains venant se glisser dans ses cheveux. Je tendis les jambes un instant avant de les replier pour caresser ses cuisses avec mes pieds. A ce rythme-là, je vais le supplier rapidement d’aller droit au but. « Oh mon dieu, fais-toi plaisir, bon appétit. » Avais-je lancé d’une manière tellement… tellement… jouissive ? Sensuelle ? En gémissant presque ? Ouais un mélange de tout ça. En y réfléchissant, ce que je venais de dire était assez stupide. Bon appétit ? Sérieusement Siobhan ? Oui bon, j’étais tellement ailleurs à cause de ce qu’il me faisait qu’il ne fallait pas trop en attendre de moi.

Enfin, il termina sa phrase qui était apparemment restée en suspens pour ajouter qu’il agirait de la sorte aussi longtemps que nécessaire afin de faire disparaitre toutes mes tensions jusqu’à ce que je réalise que la seule tension qu’il me reste nécessite son intervention à l’endroit qu’il me montrait en un coup de rein. Oh oui, je le sens bien ! Sentir sa dureté entre mes jambes avait réellement quelque chose d’excitant. Et cela ne faisait qu’attiser le désir déjà présent. Je fermais les yeux une ou deux secondes en me mordant la lèvre de plus belle, retenant un nouveau soupir d’aise. Rouvrant les yeux, j’attrapais son visage pour le positionner en face du mien, le dévorant littéralement du regard. « Tu y as déjà libre accès. » N’y tenant plus, j’approchais davantage son visage du mien pour pouvoir l’embrasser sans retenue avec tout le désir que je pouvais déjà ressentir à ce moment-là. Mes mains glissant sur sa barbe naissante et dans ses cheveux. En peu de temps, j’avais retrouvé cette fougue et cette ardeur que j’avais pu ressentir sur le canapé. Est-ce parce que je suis du genre facile ? Ou parce qu’un rien suffit à m’enflammer ce soir ? Ou alors est-ce parce qu’il sait y faire ? Sans doute un mélange des trois.

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MessageSujet: Re: [1287] My home is your home. ⊰ Ft Siobhan Ven 25 Sep - 23:00



   
   Siobhan & Kieran
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S
iobhan ôta rapidement le T-shirt une fois que j'avais libéré sa poitrine de sa prison de textile et j'étais loin de m'en plaindre, trop heureux de l'avoir presque nue devant moi. Ne restait que cette culotte raison de tous mes maux, source de mes tortures internes. Ça et sa peau douce, ses lèvres chaudes, ses caresses expertes. J'allais faire preuve de patience, me montrer doux et attentif à la moindre de ses réactions, pour ne surtout pas la brusquer et pour ne rien faire qui pourrait la mettre mal à l'aise ou lui faire peur et cela, jusqu'à ce qu'elle soit assez détendue pour qu'enfin je la possède comme je le voulais tant. Mon idée semblait déjà produire ses effets, car c'est avec le sourire qu'elle jouait des attentions et des paroles, jouant avec le plaisir de mes caresses et de mes promesses. J'avais conscience que c'était déjà une petite victoire sur ses terreurs de tout à l'heure et j'accueillais cette preuve de confiance avec déférence.

Q
uand elle m'intima de me faire plaisir et me souhaita un bon appétit, je sentis la faim me dévorer encore plus, le désir entre mes cuisses se faisant plus intense. Siobhan attira mon visage contre le sien, m'assurant que j'avais déjà accès à la zone la plus intime de son corps, sans avoir besoin de la pousser à la détente totale. Je souris, embrassant le bout de son nez, avant de fondre sur ses lèvres en un baisser passionné. En appuie sur un avant bras, le corps pressé contre elle sans trop appuyer pour ne pas lui faire mal avec mon poids, tout en l'embrassant, je glissais une longue caresse contre son corps, repassant par sa poitrine pour profiter du plaisir d'avoir un de ses seins sous ma paume, puis glissant à l'orée de sa petite culotte. « Libre accès hein ? », demandais-je. « Ça ne t'ennuie pas si je vais vérifier ? »

F
ondant le long de son corps, je déposais une myriade de baiser entre ses lèvres et son nombril. Parvenu à l'élastique de son sous-vêtement, je l'attrapais un instant entre mes dents, jouant avec, le tirant vers le bas, avant de lâcher l'élastique et de planer au-dessus de son attirante intimité couverte. « Je m'en souviens », soufflais-je en posant un baiser là, entre ses jambes, sur le tissu qui semblait m'emmener à chaque fois vers une relation plus intime avec elle. « Je me souviens parfaitement de cette petite culotte là. Je crois que je l'aime vraiment beaucoup. Mais j'apprécie encore plus ce qu'elle protège », soufflais-je en glissant mes doigts entre le tissu et sa peau à la pilosité érotique, allant caresser le nœud du plaisir qui lui arrachait de si beaux cris de plaisirs d'après mes souvenirs. J'embrassais à nouveau sa hanche, à la proximité de la bordure de sa petite culotte, goûtant sa peau et jouant des doigts pour vérifier l'accessibilité effective de son intimité à mes soins. « Tu n'imagines pas combien j'ai envie de toi, Siobhan. J'ai tellement envie de toi. »
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MessageSujet: Re: [1287] My home is your home. ⊰ Ft Siobhan Sam 3 Oct - 23:50

My home is your home
Kieran & Siobhan
J’avais l’impression que cela faisait des siècles que je n’avais pas laissé un homme toucher mon corps de cette façon. Comme si mon corps était en stand by depuis des années et qu’il se réveillait aujourd’hui. Pourtant, la dernière fois ne remontait pas à si longtemps que ça. Environ trois mois. Et avec le même homme que ce soir. Dans ma vie, je n’avais jamais ressenti un quelconque manque de ce côté-là. J’avais été beaucoup trop blessée et abusée à ce niveau-là que ça ne me manquait pas du tout. Pourtant, ce soir et la fois d’avant, c’était différent. J’avais réellement ressenti cette envie obsédante, ce besoin de me sentir bien, cette nécessité de ressentir une détente absolue. Je n’étais pas le genre de femme à courir les hommes, je n’étais pas une fille facile, bien au contraire. Pourtant ce soir, je le voulais vraiment. Je voulais retrouver ce sentiment de plénitude que j’avais pu ressentir avec lui la dernière fois. J’en avais besoin. Le bébé avait besoin que je me détende complètement. Ça en devenait limite vital.

Et qui de mieux que Kieran, le père de mon bébé, le seul homme que j’avais connu après Noah, pour m’aider à atteindre ce moment d’extase ? Personne, il était le mieux placé pour y parvenir, parce qu’il était le seul en qui j’avais un minimum confiance. Je n’aimais pas qu’on me touche d’ordinaire, mais ses caresses me faisaient un bien fou. Il était doux et patient, c’était tout ce dont j’avais besoin. La preuve, je commençais déjà à perdre le contrôle de moi-même sous ses petites attentions. Je l’incitais même à aller droit au but en lui donnant l’autorisation de faire ce qu’il voulait où il le voulait. Il déposa un bisou sur le bout de mon nez avant de venir capturer mes lèvres pour un baiser passionné. Je glissais l’une de mes mains dans ses cheveux alors que je caressais la peau de son épaule avec l’autre. La chaleur de son corps contre le mien ne faisait que m’embraser davantage, surtout quand je sentis sa main parcourir ma peau jusqu’à atteindre l’ultime couche de tissu que je portais. Il répéta mes mots, me demandant ensuite si ça ne me dérangeait pas qu’il aille vérifier. « Pas du tout. » Lançais-je en souriant puis en mordillant ma lèvre inférieure par anticipation.

J’en avais des frissons d’avance, et le fait qu’il dépose une multitude de baisers le long de mon corps tout en descendant n’arrangeait rien. Je fermais les yeux par moment pour profiter de cette sensation que je n’étais pas prête de retrouver de sitôt. Arrivé au niveau de mon ultime sous-vêtement, il joua quelques instants avec l’élastique entre ses dents. Il avoua s’en souvenir, avant de déposer un baiser entre mes jambes, m’arrachant un nouveau frisson et un gémissement plus ou moins contrôlé au passage. J’en resserrais même un peu plus les cuisses par réflexe. Il compléta sa phrase en ajoutant qu’il se souvenait parfaitement de ma petite culotte, qu’il l’aimait beaucoup mais qu’il appréciait davantage ce qu’elle cachait. Seigneur, ce genre de propos me faisait fondre, littéralement. Il était doué pour faire monter le désir juste par la parole. Me redressant sur les coudes, je le regardais avec envie – ou plutôt je le dévorais des yeux – en me mordillant encore la lèvre. « Je ne sais pas comment tu fais pour te souvenir de ce genre de détail. » Personnellement, je ne me souviens plus du sous-vêtement qu’il portait, j’étais bien plus intéressée par autre chose. Et puis, j’étais peut-être un peu plus alcoolisée que lui à ce moment-là. « Mais je suis ravie d’apprendre qu’elle t’a marqué. » Elle va devenir la culotte spéciale coucherie avec Kieran. Oui mais non, il ne faut pas que ça devienne une habitude. Aujourd’hui, c’est parce que j’en ai besoin, mais il n’y aura plus de prochaine fois. Enfin… Peut-être ? Non. Non, ce ne sera que l’histoire de deux soirs. On verra…

Bref, ce n’était pas le moment de penser à une hypothétique prochaine fois, je devais me concentrer sur le moment présent. Il glissa ses doigts sous le tissu pour toucher directement mon intimité et aller jouer avec l’endroit le plus sensible de tout mon corps. Très vite, ma respiration s’accéléra alors que je devais contrôler mes jambes pour m’empêcher de me tortiller sous le plaisir que je pouvais ressentir. Je penchais la tête en arrière quelques secondes avant de me laisser tomber sur l’oreiller en posant mes mains sur mon visage, luttant furieusement contre mon irrépressible besoin de gémir. Je soupirais fortement et quelques gémissements parvinrent tout de même à franchir la barrière de mes lèvres sans que je ne puisse les retenir. Je ne voulais pas être trop bruyante mais étant assez sensible de nature, c’était assez difficile de me contrôler. Il affirma finalement que je ne me rendais pas compte à quel point il avait envie de moi. C’est tout à fait le genre de parole qui m'achève. Savoir que je lui faisais autant d’effet ne fit qu’attiser mon désir personnel. Il savait décidément comment parler aux femmes. Je retirais mes mains de mon visage pour les glisser dans mes cheveux que j’agrippais légèrement sous le plaisir que je pouvais ressentir. « Moi aussi… J’ai envie de toi, Kieran. » Il m’avait fallu beaucoup de contrôle de moi-même pour maîtriser le timbre de ma voix et pour aligner deux mots tellement ma respiration et mes gémissements s’emballaient. Je n’avais pas ressenti tout ça depuis notre dernière nuit, et ça faisait un bien fou.

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[1287] My home is your home. ⊰ Ft Siobhan

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